Jazz Bonus : Bo Van De Graaf - Off the Record

Le saxophoniste néerlandais Bo van de Graaf publie une sorte d’inventaire à la Prévert, “Off the Record”, joliment sous-titré “musique excentrique pour chasseurs de sons”. On y trouve aussi bien une pièce pour 27 klaxons qu’une irrésistible chanson pour feu de camp.

Jazz Bonus : Bo Van De Graaf - Off the Record
Bo Van De Graaf, © X/DR

Bo van de Graaf présente lui-même “Off the Record” :  La période de confinement m'a donné l'occasion de réfléchir et de fouiller dans mes archives. Y a-t-il des pièces qui ne sont peut-être qu'indirectement liées à mon œuvre musicale, mais qui sont néanmoins importantes pour mon histoire ?  Cet album contient un certain nombre de pièces spectaculaires que vous auriez dû voir en direct.  

La première pièce Too Much Wind est une composition pour chef d'orchestre : 3 pianistes et  25 instrumentistes à vent - pros, semi-pros et amateurs - effectuent un certain nombre de tâches, des mouvements musicaux qui donnent lieu à des sculptures sonores, parfois un accord, parfois un rythme. Cela m’a été inspiré par un mistral de 3 jours dans la Provence française en août 2002, 6 semaines avant la performance. Les rafales de vent, nerveuses et exaspérantes, sont jouées par les vents. La nuit, le vent tombe généralement et il est possible de dormir ou de faire la fête. Les trois pianistes interprètent la nuit. On ne peut passer sous silence les tangos magnifiquement exécutés par Katrien Karimoen, ni le jeu énergique de Frank van Merwijk et de l'imperturbable Michiel Braam.   

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De la même manière, je dirige 25 klaxons d’automobiles dans Kakafonissimo…The Freejazz Karaoké / SMS in Concert fait allusion à des événements équivalents de l’époque free jazz avec des cuivres.  Mais il n'existe pas un seul CD sur la planète qui ne contienne un tel morceau. Pour moi, cette musique est bien plus qu'un thème, des accords, un rythme et une improvisation. Les clusters sonores vous obligent à écouter la musique d'une manière différente. Quand le bruit se transforme-t-il en musique ? Pouvez-vous transformer le "bruit" en musique ? Si vous laissez les musiciens réagir sur place à des affectations projetées, provenant en partie du public (envoyées par SMS), des sons étranges et fortuits émergent, auxquels vous ne penseriez jamais en tant que compositeur mais qui sont néanmoins passionnants. 

Vous pouvez également composer avec des voix parlantes. I Don’t Have a Record Player se compose de fragments, à commencer par une conversation téléphonique que j'ai eue avec Maria Schneider, suivie de citations de films, de poèmes, de chansons et de souvenirs personnels. La dernière phrase (tirée du Dernier Tango à Paris) est bien sûr totalement "Corona Proof" !  La partie de violon, jouée par Tessa Zoutendijk, est la ligne de soutien de cette composition.

Avec les deux derniers morceaux, l'auditeur est à nouveau "récompensé" par des sons plus familiers : une improvisation au saxophone alto accompagnée par un chœur de chambre classique et en bonus un Howling at the Campfire  par I Compani qui vous tire les larmes.    
(extrait du communiqué de presse)