Leonard Cohen, poète et musicien s’est éteint à l’âge de 82 ans

C’est une légende de la musique qui vient de nous quitter. Leonard Cohen est décédé à l’âge de 82 ans.

Leonard Cohen, poète et musicien s’est éteint à l’âge de 82 ans
Leonard Cohen , © Maxppp / YOAN VALAT / EPA

Leonard Cohen, poète, musicien et compositeur canadien est décédé à l’âge de 82 ans. Sa disparition a été annoncé le jeudi 10 novembre par son agent sur Facebook : « C’est avec une profonde tristesse que nous faisons part du décès du poète compositeur et artiste légendaire Leonard Cohen. » Il ajoute : « Nous avons perdu l’un des visionnaires les plus prolifiques et respectés du monde de la musique. » Une cérémonie sera organisée aux Etats-Unis, à Los Angeles où il vivait. « La famille demande à ce que l’on respecter son intimité pendant son deuil », précise le communiqué.

« Leonard Cohen était un musicien sans égal, dont l’œuvre époustouflante et originale avait touché des générations de fans et d’artistes », a écrit de son côté sa maison de disques, Sony Music. « Son extraordinaire talent a eu un impact profond sur un nombre incalculable de chanteurs et de compositeurs, et sur la culture en générale », a commenté l’Académie des Grammys qui lui avait remis en 2012 un prix spécial pour l’ensemble de son œuvre.

50 années de carrière

Né le 21 septembre 1934, Leonard Cohen a composé certains des hymnes les plus envoûtants de ces dernières décennies, plusieurs générations ont fredonné et dansé sur ses titres les plus célèbres. Suzanne ou So Long Marianne illustrent, en 1967, un premier recueil de chansons marquées par le mal-être et le dépit amoureux. Son album suivant, sorti deux ans plus tard, est à la fois marqué par des influences country avec Bird on the Wire, mais aussi par des titres plus sombres. The Partisan, adaptation de La Complainte du Partisan, ou encore Seems so long ago, Nancy reflètent cette noirceur. Dans ses chansons, Leonard Cohen balade sa déprime comme son spiritualisme, et plus tardivement, des idées de justice sociale.

Après avoir disparu de la scène dans les années 1990 pour se consacrer au bouddhisme, il était revenu à la chanson moins d’une décennie plus tard, plus créatif et productif que jamais. Il avait fêté le 21 septembre ses 82 ans avec un nouvel album hanté par la mort, noyant sa solitude dans des chansons toujours aussi sombres. Avec sa voix grave toujours murmurée, Leonard Cohen s’interrogeait dans You Want It darker, son 14e opus, sur la nature de l’homme et d’un dieu tout puissant. Suite au décès en juillet de sa muse, Marianne Ihlen, il avait écrit : « Je pense que je te suivrai bientôt. Sache que je suis si proche derrière toi que si tu tends la main, je crois que tu peux toucher la mienne ».

Suite à l’annonce de sa disparition, des mélomanes se sont rapidement rassemblés devant son domicile où ils ont entonné ses succès et allumé des bougies. Denis Coderre, le maire de Montréal, ville natale de Leonard Cohen, a annoncé la mise en berne des drapeaux de l’Hôtel de ville. Sur twitter, le Premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a également rendu hommage au musicien : « La musique de Leonard Cohen était comme nulle autre, mais a pourtant transcendé les générations. Le Canada et le monde pleurent son départ ».

avec AFP