Yo-Yo Ma

Yo-Yo Ma

Violoncelliste américain d’origine chinoise (1955, Paris)

Qu’il soit soliste ou chambriste, Yo-Yo Ma affirme un goût prononcé pour l’éclectisme musical : il affiche un répertoire varié où les œuvres pour violoncelle les plus renommées côtoient tant les créations contemporaines que les musiques traditionnelles orientales.

Yo-Yo Ma commence l’étude du violoncelle avec son père, à l’âge de quatre ans. Il donne son premier concert deux ans plus tard à Paris. Sa famille déménage bientôt aux Etats-Unis Yo-Yo Ma intègre la Juilliard School  et les classes de Janos Scholz  et Leonard Rose. Une année plus tard, le public le découvre à la télévision américaine, il n’a que sept ans. Sa carrière lancée, il participe à deux saisons de concerts intitulés « Isaac Stern et ses amis », donnés au Carnegie Hall de New York  et au Kennedy Center de Washington. Au terme de cette série, il débute une étroite collaboration avec le pianiste américain, d’origine polonaise, Emanuel Ax. A la fin des années 1980, Isaac Stern  se joindra au duo et ensemble, ils prolongeront le trio Stern-Istomin-Rose.  

Yo-Yo Ma se produit également aux côtés de Daniel Barenboim, Christoph Eschenbach, Kayhan Kalhor, Ton Koopman, Bobby McFerrin, Edgar Meyer, Mark Morris, Mark O’Connor, Kathryn Stott, Wu Man, Wu Tong, and David Zinman, poursuivant sans cesse l’expérience de la musique comme moyen de communication entre les genres  et plus largement, entre les cultures  du monde entier. Yo-Yo Ma a d’ailleurs plus particulièrement étudié la musique traditionnelle chinoise  et ses instruments caractéristiques ou encore la musique du peuple Bochiman  en Afrique. De ces recherches naîtra le projet Silk Road Orchestra, un ensemble ayant pour vocation l’étude des traditions culturelles et intellectuelles s’opérant le long de la route de la soie.  

Yo Yo Ma a créé de nombreuses œuvres, parmi lesquelles la Suite pour violoncelle et piano jazz  de Claude Bolling (1984), Between Tides  pour violon, violoncelle et piano de Toru Takemitsu (1993), la Sonate pour violoncelle  et piano d’André Prévin (1995) ou encore le Concerto pour violoncelle  d’Eliott Carter (2001). Sa discographie compte plus de soixante-quinze albums dont une quinzaine ont reçu un Grammy Award. Il joue sur deux violoncelles : un Montagnana de 1733 fait à Venise ainsi qu’un Davidoff Stradivarius de 1712, celui qui appartenait à Jacqueline Dupré.

En quelques dates 

1962 :  première apparition à la télévision américaine ; il se produit entre autres devant J.F. Kennedy, Leonard Bernstein, Pablo Casals, Benny Goodman.
1978 :  obtient l’Avery Fischer Prize, une haute distinction qui récompense sa contribution exceptionnelle au monde de la musique.
1991 :  joue l’intégrale des Suites pour violoncelle seul  de Jean Sebastien Bach pour le centenaire du Carnegie Hall.
2000 :  formation de l’ensemble Silk Road Orchestra.
2006 :  rejoint la liste des « Messagers de la paix » de l'ONU.
2007 :  donne au Théâtre des Champs-Elysées le Concerto pour violoncelle  n°1 de Dmitri Chostakovitch, avec l’Orchestre National de France  et sous la baguette de Kurt Masur. Biographie de la Documentation de Radio France, septembre 2015.

En savoir plus