Thomas Tallis

Thomas Tallis

Compositeur et organiste anglais (Kent 1505 – Greenwich 1585)

Thomas Tallis est un compositeur anglais de la Renaissance qui occupe une place essentielle dans la constitution du répertoire de musique d’église.

Thomas Tallis débute en tant qu’organiste dans un petit monastère, le prieuré bénédictin de Douvres. En 1536, il devient organiste de l’abbaye de Waltham. Après un passage rapide à la cathédrale de Canterbury, il est nommé gentilhomme en 1542 et obtient la position privilégiée d’organiste à la chapelle royale, pour la cour.

Thomas Tallis compose pour Henri VIII, Edouard VI, Marie Tudor et Elisabeth Ière. A partir de 1572, William Byrd, qui selon certaines sources aurait été l’élève de Thomas Tallis, le rejoint à la chapelle royale et partage sa fonction. Les deux compositeurs, tous deux catholiques, se voient accorder le privilège d’imprimer et de publier de la musique. Tallis écrit dans différentes langues, en latin majoritairement, mais également en français, en italien, ou en anglais, selon le contexte politique et religieux (apparition de l'anglicanisme).

L’œuvre de Tallis est constituée de messes, de motets, de Magnificat, et de lamentations, de quatre à quarante voix. Son motet le plus célèbre, Spem in alium, est composé pour quarante voix indépendantes, ce qui démontre une connaissance extrêmement poussée de la technique du contrepoint.

Tallis en cinq dates

• 1530 : organiste du prieuré bénédictin de Douvres
• 1536 : organiste de l’abbaye de Waltham
• 1542 : gentilhomme de la Chapelle royale d’Angleterre
• 1575 : avec William Byrd, il obtient le privilège exclusif d’importer, imprimer, publier, vendre de la musique
• 1575 : il écrit 16 des 36 pièces constituant le premier livre de Cantiones Sacrae de William Byrd

Tallis en cinq œuvres

Les Lamentations du prophète Jérémie, pour chœur à 5 voix
• Messe « Puer natus est nobis »
• Musique pour l’office divin : hymnes (à 5 voix), répons (de 4 à 7 voix) et magnificat (à 4 voix)
• « O nata lux de lumine », motet
• « Spem in alium », motet pour 40 voix