Tedi Papavrami

Violoniste (1971, Tirana / Albanie)

Disciple de Pierre Amoyal, Tedi Papavrami mène une carrière de virtuose. Soliste, mais aussi chambriste et fin pédagogue, il figure parmi les musiciens les plus redoutables de sa génération. Son violon, prêté par la fondation LVMH, est un Stradivarius de 1727 « Le Reynier ».

D’origine albanaise, Tedi Papavrami grandit auprès d’une mère programmatrice musicale en radio, et d’un père violoniste et pédagogue. Enfant prodige, il n’a que huit ans lorsqu’il fait déjà sensation avec l’Orchestre Philharmonique de Tirana, interprétant les vertigineux Airs bohémiens de Sarasate. Encore très jeune, il part pour la France suivre les leçons de son maître Pierre Amoyal au Conservatoire de Paris, s’échappant par ailleurs de la politique dictatoriale de son pays natal. Sa progression est fulgurante. Le surdoué, encore très jeune, se retrouve médiatisé, mis sous les projecteurs d’un plateau de télévision lors de l’émission grand public « Le grand échiquier ». A 15 ans, premiers prix en poche, il entame une carrière internationale.

Adulé par un public conquis, Tedi Papavrami, au jeu inspiré, spirituel, fluide, toujours vibrant, multiplie les dates de concert. Il parcourt en solo, mais sans négliger par ailleurs le répertoire symphonique, sous la baguette d’un Sanderling, Papano, Jordan, Krivine, Roth, Fischer, Varga… Son intérêt complémentaire pour la musique de chambre est tel que ses rencontres artistiques, plurielles et fructifiantes, l’amènent à se produire auprès de solistes partenaires comme Philippe Bianconi, Nelson Goerner, Maria Joao Pires, Martha Argerich, Garry Hofmann, Marc Coppey, Paul Meyer ou encore Lawrence Power. En 2011, il entame un travail autour des « Sonates et Trios avec piano » de Beethoven entouré du violoncelliste Xavier Phillips et du pianiste François Frédéric Guy. Tedi Papavrami est membre du Quatuor Schumann durant neuf années, formation avec piano avec laquelle il obtient notamment, en 2006, le « Choc du Monde de la Musique » et « Diapason d’Or » pour l’enregistrement « Chausson – Fauré ». En matière de récompenses, le violoniste a également reçu le « Diapason d'Or 2014 » du soliste instrumental de l'année pour son enregistrement de l'intégrale des sonates d'Ysaÿe. Cette même année, il donne aussi, en deux concerts et à guichets fermés, une intégrale des « Sonates et Partitas » de Bach au temple de la Fusterie de Genève. L’artiste est l’invité de différents festivals, comme, en France, le Festival Musique et Nature en Bauges ; le festival de musique de Menton ; les Flâneries Musicales de Reims ; le festival de musique de chambre de Perros-Guirrec ; le festival de Saint-Lizier…

Bien qu’en grande partie investi dans la musique, Tedi Papavrami se consacre aussi à tout autre chose, en exerçant en parallèle une activité de traducteur au service de l'écrivain Ismail Kadare. Grand lecteur de romanciers classiques comme Flaubert, Stendhal, ou Proust, il est lui-même auteur du livre autobiographique Fugue pour violon seul aux éditions Robert Laffont. Enfin, un film : « Ostinato » de Raphaëlle REIGNIER, lui est dédié.

Tedi Papavrami en 7 dates :

  • 1982 : suit les cours de Pierre Amoyal au Conservatoire de Paris.
  • 1983 : apparition remarquée, à onze ans, dans l’émission télévisée « Le grand échiquier ».
  • 2006 : « Choc du Monde de la Musique » et « Diapason d’Or » pour l’enregistrement « Chausson – Fauré » avec le quatuor Schumann.
  • 2008 : nommé professeur de violon à la Haute Ecole de Musique de Genève.
  • 2010 : Diapason d’or pour son disque de transcription Bach/Bartòk.
  • 2013 : publication de son livre Fugue pour violon seul.
  • 2014 : Diapason d’Or et Choc Classica pour l’enregistrement des sonates complètes d’Eugène Ysaÿe.

Site officiel

Biographie de la Documentation Musicale de Radio France

En savoir plus