Seiji Ozawa

Seiji Ozawa

Chef d’orchestre japonais (1935 à Shenyang en Chine actuelle)

Chef de file de l’école japonaise de la direction d’orchestre, Seiji Ozawa a toujours mis son talent au service du développement musical des orchestres et de la formation des musiciens, plutôt qu’à des fins de carrière personnelle. Il reste un des plus grands spécialistes de la musique française du XXe siècle.

Lorsque Seiji Ozawa nait à Shenyang, la ville fait partie du Mandchoukouo, une province de Mandchourie alors sous tutelle japonaise. A 16 ans, le jeune musicien en herbe part faire ses études de musique occidentale à l’école de Toho à Tokyo. Son maître, Hideo Saito, le pousse à aller se parfaire en Europe. En 1959, Seiji Ozawa remporte le 1er Prix du Concours de Besançon. Il est alors remarqué par Charles Münch qui l’invitera par la suite à venir diriger l’Orchestre de Boston dont il est directeur. Puis il a le privilège de compléter sa formation auprès de deux grands maîtres : Herbert von Karajan, puis Leonard Bernstein. En 1964, il est nommé directeur du Festival de Ravinia, puis, l’année suivante, de l’Orchestre de Toronto. En 1970, il prend la tête de l’Orchestre de San Francisco qu’il dirige jusqu’en 1976. Très attaché à sa patrie d’origine, il fonde, en 1972, le Nouvel Orchestre Philharmonique du Japon, puis, en 1984, l’Orchestre International Saito Kinen qui se forme tous les étés avec des musiciens japonais titulaires de grandes formations occidentales. Ainsi naît, en 1992, le Festival International Saito Kinen à Matsumoto.

En 1973, Seiji Ozawa réalise son rêve. Il revient sur les lieux de ses premières prestations et prend la direction de l’Orchestre Symphonique de Boston où plane encore l’ombre de son maître Charles Münch. Il va ainsi perpétuer la prédisposition de l’orchestre américain au répertoire français et en devenir un des plus éminents défenseurs. Seiji Ozawa démontre aussi qu’il est un grand chef d’orchestre d’opéra. En 1983, il crée à l’Opéra de Paris, Saint François d’Assise d’Olivier Messiaen, dont il enregistrera par la suite plusieurs œuvres sous sa direction artistique. En 2002, il quitte Boston pour devenir directeur de l’Opéra de Vienne, puis, l’année suivante, fonde la première compagnie lyrique du Japon, le Tokyo Opera Nomori. En 2004, il crée l’International Music Academy of Switzerland, destinée à la formation des jeunes musiciens à la pratique de la musique de chambre et d’orchestre.

Seiji Ozawa a dirigé à de nombreuses reprises l’Orchestre National de France. De la première française des Sept Haïkaï d’Olivier Messiaen en 1966, à la création de l’œuvre d’Henri Dutilleux, Le temps l’horloge, en 2009, de nombreux évènements jalonnent cette collaboration, notamment Jeanne au bûcher d’Arthur Honegger avec Marthe Keller et George Wilson en juin 1989, la Symphonie n°3 de Gustav Mahler au Festival de Saint Denis en 1993, et un concert en hommage à Mstislav Rostropovitch en 1997.

Seiji Ozawa en 6 dates :
1959 : 1er Prix du Concours de Besançon
1970 : Directeur Musical de l’Orchestre de San Francisco
1973 : Directeur Musical de l’Orchestre Symphonique de Boston
1983 : création de Saint François d’Assise de Messiaen
1984 : création de l’Orchestre International Saito Kinen
2002 : Directeur Musical de l’Opéra de Vienne

Biographie de la Documentation de Radio France, août 2014

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