Pharoah Sanders

Pharoah Sanders

Saxophoniste, compositeur et chef d’orchestre américain (Little Rock, 1940)

Célèbre pour les sons incroyables qu’il tire de son instrument grâce à des techniques larges et variées, Pharoah Sanders est probablement l’un des meilleurs saxophonistes ténors de jazz, apparaissant comme une figure emblématique dans le développement du free jazz.

Après avoir accompagné à la clarinette des hymnes à l’église, puis étudié le piano, la batterie, la flûte et le tuba, c’est le saxophone ténor qui se révèle être l’instrument révélateur grâce auquel il s’épanouira.
A la fin des années 50, il joue dans de nombreux clubs afro-américains à Little Rock, puis part en Californie où il pratique le rhythm and blues et le rock’n roll.
Il se rêvait peintre abstrait, mais Pharoah Sanders connaît la misère en arrivant à New York en 1961 ; il dort bien souvent dans des halls d’immeuble et pratique avec Don Cherry, Jogn Gilmore ou encore Sun Ra. C’est ce dernier qui lui attribue le surnom de « Pharoah ».
En 1965, il participe à de nombreux concerts et enregistrements avec John Coltrane jusqu’à la mort de ce dernier en 1967.
Sanders manifeste une attirance vers un mysticisme qui ne cessera de s’affirmer dans les différents groupes qu’il constitue, nous entrainant dans un univers où se confondent toutes les religions et les mythologies de l’Inde, de l’Afrique…
A la fin des années 70, Pharoah Sanders s’essaie au jazz rock et au disco, puis se produit en quartett avec notamment le pianiste John Hicks ou William Henderson, Walter Booker ou Ray Drummond et Idriss Muhammad, et ses enregistrements présentent une musique plus structurée d’éléments bebop.
Le son du saxophone ténor (ou soprano) de Pharoah Sanders s’envole vers des suraigus perçants ou s’abîme dans des graves rauques et écorchés ; les notes peuvent sembler étranglées, le timbre tremblant ou frissonnant et l’utilisation de techniques très variées, recherchant des effets inouïs que peuvent produire la gorge, les dents, la langue ou les cordes vocales sur le son.
Le célèbre saxophoniste américain Albert Ayler, définissait les grands du freejazz en disant : « Coltrane était le Père, Pharoah le Fils, et moi le Saint –Esprit ».

Pharoah Sanders en 6 dates

1962 : s’établit à New York où il approche les plus grands du moment
1965 : entre dans l’orchestre de John Coltrane
1969 : son album Karma est la 2ème meilleure vente jazz de l’année
1981 : enregistre Rejoice avec Bobby Hutcherson, Elvin Jones et Billy Higgins
1990 : grande tournée en Afrique de l’Ouest
2007 : participe au Festival de Jazz de Melbourne

Biographie de la Documentation Musicale (septembre 2016)

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