Niccolò Paganini

Niccolò Paganini

Compositeur, violoniste, guitariste et altiste italien (1782 à Gênes – 1840 à Nice)

Grâce à sa virtuosité et à son charisme légendaires, Niccolo Paganini est le premier musicien à avoir provoqué des réactions de public comparables à celles d’une rock-star. Les innovations qu’il apporte à la technique de son instrument font de lui le père du violon moderne.

Niccolo Paganini débute le violon à l’âge de 5 ans. Il commence à jouer en public dans les églises à 11 ans. Mais le jeune musicien est tellement précoce, son talent est tel que les professeurs se succèdent vite, n’ayant parfois que peu de notions à lui apprendre. Il se révèle aussi être un excellent guitariste, passant parfois d’un instrument à l’autre au cours d’un même concert. A partir de 1800, il devient musicien d’orchestre et parcourt l’Italie pour donner des concerts. En 1809, il se lance dans la carrière de soliste. Le succès est fulgurant. Ses prouesses techniques déchaînent le public. Paganini doit son exceptionnelle virtuosité en partie à une particularité morphologique qui lui autorise des extensions de doigts dont il a le secret. Lors de joutes légendaires, il se mesure à ses confrères Charles Philippe Lafont et Karol Lipinsky qui doivent s’incliner.

La notoriété de Paganini prend une dimension inattendue. On le soupçonne d’avoir pactisé avec le diable. Son apparence physique (teint blafard, maigreur extrême) nourrit cette légende. Ses frasques sentimentales le mènent jusqu’en prison. Mais il accumule une fortune considérable qui lui permet, d’une part, de collectionner les instruments prestigieux, (il posséde jusqu’à 11 Stradivarius ), mais aussi de perdre de grosses sommes au jeu. A partir de 1828, il triomphe à l’étranger, à Vienne, Paris, Londres. En 1833, il rencontre Hector Berlioz et lui commande un concerto, Harold en Italie, pour alto et orchestre. Mais à partir de 1834, sa santé décline et commence à l’éloigner de la scène. Il meurt à Nice en 1840. Sa réputation sulfureuse lui attire les foudres de l’Eglise qui lui refuse la sépulture chrétienne. Son corps embaumé ne sera inhumé qu’en 1876, à Parme.

Niccolo Paganini laisse une œuvre remarquable par ce qu’elle apporte au violon, notamment 6 concertos pour violon et orchestre et 24 Caprices pour violon seul. Par son influence, il est à l’origine d’œuvres majeures d’autres grands compositeurs : la Campanella de Franz Liszt (1834), les Variations sur un thème de Paganini de Johannes Brahms (1863) et la Rapsodie sur un thème de Paganini de Serge Rachmaninov (1934).

Niccolo Paganini en 6 dates :
1787 : premiers concerts en public
1809 : se lance dans la carrière de soliste
1824 : rencontre Antonia Bianchi, qui lui donne un fils, Achille Alessandro.
1828 : tournées à l’étranger
1833 : rencontre Hector Berlioz
1876 : inhumation à Parme

Niccolo Paganini en 6 œuvres :
1807 : Duetto amoroso pour violon et mandoline
1816 : Concerto n°1 pour violon et orchestre
1817 : 24 Caprices pour violon seul
1820 : 15 Quatuors pour guitare et cordes (commencés en 1806)
1826 : Concerto n°2 « La Campanella » pour violon et orchestre
1834 : Sonata per la grand viola pour alto et orchestre

Biographie de la Documentation de Radio France, juillet 2014