Niccolò Jommelli

Niccolò Jommelli

Compositeur italien (Aversa près de Naples, 1714 – Naples, 1774)

Compositeur d’opéra prolifique, Niccolò Jommelli parvient au crépuscule de l’âge baroque à faire la synthèse des styles italien et germanique tout en modernisant le genre. Sa carrière et sa renommée assoient une œuvre qui influencera les compositeurs du grand classicisme viennois.

Niccolò Jommelli entame ses études musicales dans sa ville natale auprès du chanoine Muzzillo, directeur du chœur de la cathédrale d’Aversa, puis les poursuit dans deux conservatoires de Naples : à Sant Onofrio en 1725 et à la Pietà dei Turchini en 1728. Il est influencé par les compositeurs C. H. Graun et J. A. Hasse. Il compose en 1737 et 1738 successivement deux opéras-comiques pour Naples, L’errore amoroso et Odoardo. Il part pour Bologne en 1741, où il devient l’élève et ami du Padre Martini et entre à l’Accademia Filarmonica. Il remplit la fonction de maître de chapelle à l’Ospedale degli Incurabili de Venise entre 1741 et 1743, puis devient maître coadjuteur à la chapelle papale de Rome en 1749. Il est nommé Ober-Kapellmeister du duc de Würtemberg en 1743 à Stuttgart, où le théâtre de la cour est doté de moyens tels que l’orchestre compte parmi les meilleurs en Europe. Ses relations avec le duc se dégradent, et il se tourne vers Joseph 1er de Portugal à qui il fait parvenir annuellement un opéra seria, un opéra-comique et des œuvres sacrées. Il retourne à Aversa où sa femme décède, mais continue de composer pour Naples et le Portugal, bien que son style, avec le temps, soit passé de mode.
Compositeur d’opéras, Jommelli a écrit pour les plus grandes scènes italiennes mais aussi pour Vienne, où Métastase appréciait l’expressivité de ses mélodies. Il a libéré l’opéra seria du carcan formel dans lequel il était enfermé, en abandonnant l’aria da capo, en donnant une importance accrue à l’accompagnement orchestral au détriment du recitativo secco, et en multipliant les ensembles et les ballets. Ce faisant, il crée des œuvres modernes qui se rapprochent de celles de Gluck et ouvrent la voie aux chefs-d’œuvre mozartiens. Jommelli a également écrit une grande quantité d’œuvres chorales sacrées, dans lesquelles solos, ensembles et chœurs se combinent, préfigurant la manière haydnienne.

Niccolò Jommelli en 6 dates :
1737 : premier opéra
1741 : part à Bologne
1749 : s’établit à Vienne
1768 : première commande du roi Joseph 1er du Portugal
1769 : retour en Italie
1774 : dernier grand succès à Lisbonne avec son dernier opéra, Il trionfo di Clelia

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Niccolò Jommelli en 6 œuvres :
1737 : L’errore amoroso, opéra-comique
1740 : Ricimero rè de’Goti, opéra seria
1741 : Merope, opéra
1743 : La Betulia liberata, oratorio
1749 : Achille in Sciro, opéra
1774 : Miserere

Biographie de la Documentation Musicale de Radio France, septembre 2014

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