Max Reger

Max Reger

Compositeur allemand (Brand 1873 – Leipzig 1916)

Max Reger est un compositeur allemand du tournant du XXème siècle, très apprécié dans son pays. Si elle reste romantique, son œuvre explore les limites de la tonalité, notamment en raison d’une fréquente utilisation du chromatisme.

Après avoir pris des cours de piano, Max Reger étudie l’orgue avec Adalbert Lindner selon la méthode d’Hugo Riemann, pédagogue et théoricien reconnu. Rapidement, l’élève remplace son maître lors de concerts, et se fait remarquer par Riemann qui le fait entrer à l’Académie de musique de Sondershausen. Riemann propose à Reger d’être son assistant pour l’enseignement du piano et de l’orgue.

En 1895, Reger obtient une classe de théorie au Conservatoire de Wiesbaden. Entre 1898 et 1903, il écrit des œuvres pour piano mais surtout des fantaisies pour orgue sur des airs connus : elles sont jouées par l’excellent organiste Karl Straube. Ses compositions font polémique et sont rarement bien accueillies.

Par la suite, Reger se produit en concert en tant que pianiste, enseigne à l’Académie royale de Musique puis au conservatoire de Leipzig, dirige l’ensemble choral Porges puis le pôle musique de l’université de Leipzig : il ne parvient guère à conserver ses positions très longtemps à cause de son caractère intransigeant. Néanmoins, il reste professeur decomposition au Conservatoire de Leipzig jusqu’à sa mort.

Reger rencontre plus de succès à la fin de sa vie : suite à une tournée de concerts réussie, il est nommé à la tête de l’orchestre de la cour de Meiningen, avec lequel il effectue un travail remarqué.

Reger en six dates

• 1896 : rencontre avec Richard Strauss
• 1901 : il s’installe à Munich où il donne régulièrement des concerts
• 1907 : directeur de la musique de l’université de Leipzig
• 1908 : professeur de composition au conservatoire de Leipzig
• 1911 : maître de chapelle à la cour de Meiningen
• 1915 : il déménage à Jena pour des raisons de santé

Reger en six œuvres

• 1904 : Quatuor à cordes n°3 en ré mineur
• 1905 : Sinfonietta
• 1912 : Suite romantique
• 1913 : Quatre poèmes symphoniques d’après le peintre Arnold Böcklin (Böcklin-Suite)
• 1914 : Variations et fugue sur un thème de Mozart
• 1916 : Quintette pour clarinette et cordes