Lucas Debargue

Lucas Debargue

pianiste

Lucas Debargue, le pianiste français âgé de 25 ans qui a le plus défrayé la chronique lors du Concours Tchaïkovski 2015, est sur le point de faire paraître son premier enregistrement chez Sony Classical.

Dès que Debargue s’est mis au piano pendant les premiers tours de cette compétition considérée comme l’un des principaux concours pianistiques au monde, il a suscité un extraordinaire courant d’enthousiasme. Quand sont arrivées les finales, ce courant avait atteint la force d’un raz-de-marée – justifié non seulement par son jeu intense, musclé et intelligent, par le lyrisme de son phrasé, mais aussi par le parcours hors du commun qui lui avait permis d’en arriver là.

Debargue a touché pour la première fois un piano à 11 ans seulement, prenant alors uniquement des cours au conservatoire de la petite ville de Compiègne. Suivit une intense période de découverte, d’étude personnelle, d’apprentissage à l’oreille, et de « bricolage ». « Je passais des heures sur Internet à télécharger des choses, à les apprendre, à les jouer d’oreille. J’étais totalement fou de musique classique… et j’étais dominé par le besoin de trouver un moyen d’extérioriser ma vie intérieure. »

À 17 ans, il abandonna complètement l’instrument, ayant échoué à rencontrer un mentor capable de l’aider à partager sa passion avec d’autres, et se sentant frustré de jouer uniquement pour lui-même. Il se mit alors à la basse et rejoignit un groupe de rock. Il commença aussi l’étude de ce qui allait devenir sa seconde passion : la littérature.

Il ne renoua avec le piano qu’à l’âge de 20 ans, quand un ami, qui se rappelait sa manière de jouer, l’invita à se produire lors de la Fête de la musique de sa ville. Son interprétation fut d’une telle force qu’on le mit en contact avec la célèbre professeur de piano russe Rena Shereshevskaya. « Je me suis mis si tard au piano que je n’avais jamais travaillé sérieusement avant de rencontrer Rena : je n’avais aucune technique », raconte-t-il.

À parcours unique, résultat paradoxal. « Le véritable vainqueur du Concours Tchaïkovski est celui qui est arrivé dernier », commenta The Spectator (UK). Malgré sa quatrième place en finale, son talent remarquable a été reconnu par le prix de l’Association des critiques musicaux de Moscou, décerné au « pianiste dont le talent, la vision artistique et la liberté créatrice incroyables ont impressionné le public autant que la critique ». Valery Gergiev lui-même, en tant que président du jury, a fait une entorse au protocole en le laissant jouer lors du gala des lauréats, au lieu du premier prix Dmitry Masleev.

Ismene Brown, dans The Telegraph (UK), a loué le « talent artistique, l’originalité et la technique brillante » de Debargue, ajoutant qu’il était « miraculeux… Sa totale concentration sur le son plutôt que sur la technique l’a aussitôt démarqué des candidats plus virtuoses ». Dans The Spectator, Damian comme l’un des principaux concours pianistiques au monde, il a suscité un extraordinaire courant d’enthousiasme. Quand sont arrivées les finales, ce courant avait atteint la force d’un raz-de-marée – justifié non seulement par son jeu intense, musclé et intelligent, par le lyrisme de son phrasé, mais aussi par le parcours hors du commun qui lui avait permis d’en arriver là.

Debargue a touché pour la première fois un piano à 11 ans seulement, prenant alors uniquement des cours au conservatoire de la petite ville de Compiègne. Suivit une intense période de découverte, d’étude personnelle, d’apprentissage à l’oreille, et de « bricolage ». « Je passais des heures sur Internet à télécharger des choses, à les apprendre, à les jouer d’oreille. J’étais totalement fou de musique classique… et j’étais dominé par le besoin de trouver un moyen d’extérioriser ma vie intérieure. »

À 17 ans, il abandonna complètement l’instrument, ayant échoué à rencontrer un mentor capable de l’aider à partager sa passion avec d’autres, et se sentant frustré de jouer uniquement pour lui-même. Il se mit alors à la basse et rejoignit un groupe de rock. Il commença aussi l’étude de ce qui allait devenir sa seconde passion : la littérature.

Il ne renoua avec le piano qu’à l’âge de 20 ans, quand un ami, qui se rappelait sa manière de jouer, l’invita à se produire lors de la Fête de la musique de sa ville. Son interprétation fut d’une telle force qu’on le mit en contact avec la célèbre professeur de piano russe Rena Shereshevskaya. « Je me suis mis si tard au piano que je n’avais jamais travaillé sérieusement avant de rencontrer Rena : je n’avais aucune technique », raconte-t-il.

À parcours unique, résultat paradoxal. « Le véritable vainqueur du Concours Tchaïkovski est celui qui est arrivé dernier », commenta The Spectator (UK). Malgré sa quatrième place en finale, son talent remarquable a été reconnu par le prix de l’Association des critiques musicaux de Moscou, décerné au « pianiste dont le talent, la vision artistique et la liberté créatrice incroyables ont impressionné le public autant que la critique ». Valery Gergiev lui-même, en tant que président du jury, a fait une entorse au protocole en le laissant jouer lors du gala des lauréats, au lieu du premier prix Dmitry Masleev.

Ismene Brown, dans The Telegraph (UK), a loué le « talent artistique, l’originalité et la technique brillante » de Debargue, ajoutant qu’il était « miraculeux… Sa totale concentration sur le son plutôt que sur la technique l’a aussitôt démarqué des candidats plus virtuoses ». Dans The Spectator, Damian Thompson a salué son « interprétation extraordinaire » et écrit : « Peut-être est-ce son intelligence – il « argumente » la musique avec une assurance digne de Richter. »

La pièce maîtresse de son premier disque, dont la parution est fixée au 25 mars 2016, est l'œuvre immensément exigeante de Ravel, Gaspard de la nuit, qui a valu à Debargue d’être acclamé lors du deuxième tour du concours, et qui compte parmi les pièces pour piano les plus difficiles du répertoire. « C’est une grande œuvre spirituelle. Elle est comme un tableau de Goya, emplie d’ombre et de lumière. » Cet enregistrement inclut aussi quatre sonates étincelantes de Domenico Scarlatti ; la Ballade no 4 émotionnellement intense de Chopin ; la démoniaque Méphisto-Valse de Liszt ; et des pièces plus courtes de Grieg (Pièces lyriques opus 47 no 3, « Mélodie ») et de Schubert (Moment musical opus 94 no 3). Debargue explique : « J’ai choisi un répertoire allant des débuts de Scarlatti à Ravel, avec un merveilleux pont romantique constitué par Chopin et Liszt pour passer de l’un à l’autre. »

Sony Classical, mars 2016

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