Joyce DiDonato

Joyce DiDonato

Mezzo-soprano (1969, Prairie Village, Kansas, Etats-Unis)

Couronnée artiste de l’année en 2012 par Classica, Joyce DiDonato, la « diva yankee » représente l’artiste lyrique type du 21ème siècle, glamour, simple, diva de chair et d’esprit, à la voix suave, souple et flexible.

Joyce DiDonato grandit dans une ambiance musicale familiale diversifiée, entre jazz, classique, musique sacrée et autres, qu’elle qualifie de ‘joyeuse cacophonie’. Son père d’origine irlandaise dirige une chorale d’église et sa mère est organiste. Tout naturellement, elle chante à l’église et dans les comédies musicales de son lycée. La première voix qui la séduit est celle d’Ella Fitzgerald pour sa flexibilité. Son avenir, elle l’imagine dans l’enseignement du chant choral et ne se projette pas du tout comme une soliste, encore moins comme une future diva. D’abord choriste à l’opéra de Santa Fé, elle étudie ensuite à l’Academy of Vocal Art de Philadelphie avec Christoper Macatsoris, un élève de Tullio Serafin, puis elle entre à l’école de chant nord américaine considérée comme la meilleure, le Houston Grand Opera Studio Program for Young Performers. Le verdict tombe dès la première leçon : « tu es talentueuse, intelligente, mais tu n’a aucun avenir ». Sans se décourager, à 26 ans, elle reprend la technique à zéro, et consacre plus de deux années à chanter des gammes. Dans son pays, aux Etats-Unis, elle fait ses débuts en incarnant des rôles secondaires et prépare son véritable envol.
Les années 1998-2000 sont déterminantes pour sa carrière. L’Europe va enfin révéler son talent de soliste et la mettre sur orbite. Elle obtient la deuxième place au Concours Operalia Placido Domingo. Lors de ce concours, elle rencontre l’agent anglais Simon Goldstone qui croit en elle et en son avenir ; il lui prédit qu’elle va ‘devenir énorme’. Pour la faire connaître, il lui planifie treize auditions européennes en seize jours. Après douze refus, la dernière audition est enfin la bonne ! C’est à Paris que la chance lui sourit. Hugues Gall lui ouvre les portes de l’Opéra Bastille où elle triomphe dans le rôle de Rosine du Barbier de Séville de Rossini.
Sa carrière internationale est désormais lancée. Elle excelle dans le répertoire bel cantiste (Rossini, Donizetti, Bellini) autant que dans Mozart, Haendel, Berlioz. Pour elle, sa base, sa fondation tourne autour de trois compositeurs, Haendel, Mozart et Rossini, auprès desquels elle revient toujours. Elle fait salle comble dans toutes les grandes salles du monde (MET, Covent Garden, La Scala, etc.). Avec l’Orchestre National de Radio France, Joyce DiDonato a chanté et même enregistré Berlioz (Benvenuto Cellini sous la direction de John Nelson et Béatrice et Bénédict sous la direction de Colin Davis).
Elle aime transmettre ses expériences et donner de précieux conseils aux jeunes chanteurs au cours de master classes. Parallèlement, elle ne cesse de se faire contrôler par son coach pour être toujours performante.

Joyce DiDonato en 6 dates :

1998 : remporte le 2ème prix au concours Operalia de Hambourg

2002 : le rôle de Rosine, Barbier de Séville de Rossini à l’Opéra Bastille la lance dans la carrière internationale

2008 : sortie de l’album best-seller, « Furore », consacré à Haendel

2009 : le 5 février, interprète le rôle de Béatrice dans Béatrice et Bénédict de Berlioz au TCE avec l’Orchestre National de Radio France sous la direction de Colin Davis

2013 : triomphe dans Maria Stuarda de Donizetti au MET de New York

2014 : le 23 mai 2014, reçoit le Honorary Doctorate de la Juilliard School

site officiel : http://joycedidonato.com/

Biographie réalisée par la Documentation musicale de Radio France, octobre 2014

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