Jean Françaix

Jean Françaix

Compositeur et pianiste (Le Mans, 23/05/1912-Paris, 25/09/1997)

Musicien doué, Jean Françaix est très tôt encouragé par des compositeurs tels que Maurice Ravel qui écrit à son encontre : « Parmi les dons de cet enfant, je remarque surtout le plus fécond que puisse posséder un artiste, celui de la curiosité ». Cette curiosité contribue à une production éclectique : œuvres orchestrales, œuvres vocales, opéras, musiques de film ou encore musiques de ballet.

Jean Françaix, qui tient à l’orthographe et à la prononciation de son nom, est depuis sa naissance complètement immergé dans une atmosphère musicale : son père est directeur du Conservatoire du Mans et sa mère est professeur de chant. A l’âge de dix ans, il prend des cours de formations musicales, d’harmonie et de contrepoint avec Nadia Boulanger. Il compose également sa première œuvre dédiée à sa cousine « Pour Jacqueline ».

Conscient de ses dons musicaux, Jean Françaix envoie en 1923 un manuscrit à Maurice Ravel qui l’encourage à persévérer dans cette voie. Il intègre la classe de piano d’Isidor Philipp au Conservatoire de Paris, d’où il sort avec un premier prix en 1930. En 1932, il représente la jeune école française au Festival International de Vienne. Ses Huit Bagatelles sont un triomphe.

Jean Françaix renoue avec l’écriture de musique de ballet (ils sont au nombre de seize) qu’affectionnaient de grands chorégraphes tels que Léonide Massine, Roland Petit, Serge Lifar ou Georges Balanchine comme par exemple Scuola di ballo, Le Roi Nu, ou Les demoiselles de la nuit. Sa dernière production, Pierrot où les secrets de la nuit, date de 1988. C’est aussi pour l’opéra et l’opéra-comique qu’il est prolifique avec La Main de Gloire ou La Princesse de Clèves.

Jean Françaix est tout aussi à l’aise dans la composition d’œuvres de musique de chambre, explorant les techniques de composition du duo au dixtuor, et pour diverses formations : quintette à vents, trio à cordes ou quatuor pour saxophones. Les concerti pour instruments solistes et orchestres sont aussi nombreux au catalogue. Parallèlement à la composition d’œuvres propres, Jean Françaix excelle dans le travail d’orchestration. C’est ainsi que son catalogue s’étoffe des 24 Préludes de Chopin pour orchestre ou des Trois Marches Militaires de Franz Schubert pour ensemble à vent, ou d’arrangements d’œuvres de Chabrier, de Scarlatti ou de Carl Maria von Weber.

Dans le milieu cinématographique, Jean Françaix reste pour beaucoup associé au réalisateur Sacha Guitry pour qui il composa de nombreuses musiques de films, dont le célèbre Si Versailles m’était conté.

De grands chefs d’orchestre s'attachent à jouer ses œuvres : Paul Paray, Hermann Cherchen, Pierre Monteux, Augène Ormandy, Manuel Rosenthal, Karajan, Pierre Dervaux ou encore Seiji Ozawa.

Jean Françaix en 6 oeuvres :

  • 1932 : Concertino pour piano et orchestre, qu'ilinterprète lui-même au festival de Baden Baden
  • 1953 : Les Vacances pour deux violons, violoncelle et piano. Musique pour enfant.
  • 1959 : Concerto pour hautbois et orchestre appelé L’Horloge de Flore
  • 1988 : Pierrot où les secrets de la nuit (ballet)
  • 1988 : Le Colloque des deux perruches pour flûte et flûte alto
  • 1993 : Concerto pour accordéon et orchestre

Jean Françaix en 5 dates :

  • 1930 : Premier prix de piano du Conservatoire de Paris
  • 1937 : se marie avec Blanche Yvon, musicienne
  • 1964 : Jean Françaix interprète son Concerto pour deux pianos avec sa fille Claude Françaix
  • 1992 : nommé officier de la Légion d’Honneur
  • 1993 : Prix Arthur Honegger

Biographie de la bibliothèque musicale, décembre 2017

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