Graciane Finzi

Graciane Finzi

Compositrice française (Casablanca, le 10 juillet 1945 )

Jouée de par le monde, la compositrice Graciane Finzi voue sa carrière à livrer une conception musicale éloquente, sensible, et avant tout authentique.

Née au Maroc dans une famille de musiciens, d’un papa violoniste et d’une maman pianiste, Graciane Finzi, encore très jeune, a l’intime conviction que la musique l’accompagnera toute sa vie. Enfant, elle apprend le piano, l’instrument pour lequel elle voue un intérêt majeur. A défaut de suivre une scolarité ordinaire, Graciane Finzi apprend au domicile, en cours particuliers. A 10 ans, direction la France et plus précisément le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, pour y suivre des cours de solfège spécialisé. La jeune prodige du clavier intègrera deux années plus tard la classe de piano aux côtés de Joseph Benvenuti, puis les cours d'écriture. Brillante, elle obtient des médailles en solfège, histoire de la musique, piano, et déchiffrage et ressort également du Conservatoire avec en poche des premiers prix en harmonie, contrepoint, fugue, et composition. Ces années de découvertes, de rencontres et d’apprentissages lui confirment que l’écoute intérieure est pour elle fondamentale. Etre moderne, certes, mais surtout rester intègre, imposer et développer son propre langage.

Graciane Finzi ne sera donc définitivement pas de ces artistes qui cherchent absolument à se définir. Avec des titres évocateurs (Brume de sable, Miroir du corps de l’amant, Osmose, Edifice, C’était une belle histoire…), elle compose des voyages au cœur de sonorités individuelles qui ensemble se mêlent, s’éloignent ou bien s’attirent, évoluant chacune à des vitesses et rythmes propres par le mélange d’harmonies juxtaposées, espérant cette symbiose expressive. En tout, ce sont plus d’une centaine d’œuvres instrumentales ou vocales tirées du répertoire soliste, chambriste ou symphonique (dont beaucoup sont des commandes), avec sept opéras au catalogue et un goût prononcé pour le théâtre musical, sans doute parce que celui-ci se fait l’écho d’une musique qui appartient plus que jamais à la scène, au vivant, à la représentation d’un imaginaire palpable et d’émotions de proximité avec le public. Ses compositions sont créées par de grands interprètes, parmi lesquels, pour ne citer qu’eux, le pianiste Jean-Claude Pennetier, les violoncellistes Alain Meunier et Gary Hoffman, le chanteur José Van Dam, le violoniste David Grimal, le percussionniste Adrien Perruchon, ou encore la chanteuse Natalie Dessay. Elle est également jouée par des orchestres fameux, français (l’Orchestre Philharmonique de Radio France, le Paris Mozart Orchestra…) ou étrangers (Nuremberg, Manchester, Moscou, Helsinki, Londres, Shanghai…).

Indéniablement fière d’appartenir au registre de la Sacem (dont par ailleurs, en 2018, elle devient membre de la commission de la musique classique contemporaine), si la partition reste pour Graciane Finzi le plus beau des rendez-vous, elle s’est également vouée à la pédagogie depuis sa nomination, en 1979, au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, enseignant la formation musicale et la lecture à vue pour les chanteurs, jusqu’à son départ en retraite l'année 2013. Elle se voit régulièrement invitée en résidence ou lors de festivals. Et, entre 1975 et 1980, se retrouve conseillère artistique pour le Festival Annuel de Musique à la défense.  Enfin, en 2020, elle est nommée chevalière des Arts et des Lettres.

Graciane Finzi en 6 dates :

  • 1979 : nommée professeure au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris
  • 1989 : Prix Georges Enesco
  • 2001 : Grand Prix de la SACEM pour l’ensemble de son œuvre
  • 2006 : Prix Chartier décerné par l’Institut de France
  • 2013 : Prix musique S.A.C.D.
  • 2020 : Prix Florent Schmitt décerné par l’Institut de France

Graciane Finzi en 6 œuvres :

  • 1984 : Soleil Vert pour 97 musiciens (sélectionné par la tribune internationale des compositeurs de l’Unesco) - Commande de Radio France, création à Paris le 24 mars 1984 par le Nouvel Orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de Peter Burwik
  • 1990 : Pauvre Assassin, opéra en 2 actes sur un livret d’Henri Christophe d’après la pièce de Pavel Kohout - Commande du Ministère de la Culture, création à Strasbourg à l’Opéra du Rhin le 17 janvier 1992 - Prix de la SACD 
  • 1991 : Univers de lumière, texte lu par Michel Piccoli - Commande de Radio France pour le Prix Italia
  • 1997 : Concerto pour piano et orchestre - Création le 4 avril 1997 au Corum à Montpellier, par Jean-Claude Pennetier et l’Orchestre philharmonique de Montpellier sous la direction de Yoram David
  • 1998 : La Tombée du jour, pour Lieder pour baryton basse et orchestre - Commande de l’Association Musique Nouvelle en Liberté, création par José Van Dam et l’Ensemble Orchestral de Paris
  • 2002 : Errance dans la nuit, pour violoncelle et orchestre - Commande de Radio France, création le 26 avril 2002 par Gary Hoffman et l'orchestre philharmonique de Radio-France sous la direction de Pascal Rophé

Site officiel

Biographie de la documentation musicale de Radio-France (avril 2021).

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