Charles Gounod

Charles Gounod

compositeur français (Paris, 1818 – Saint-Cloud, 1893)

Charles Gounod est un compositeur français du XIXème siècle. Il est connu principalement pour ses opéras et ses mélodies, et dans une moindre mesure pour son œuvre religieuse.

Elevé dans une famille de mélomanes, Charles Gounod reçoit l’enseignement de Halévy et Lesueur au Conservatoire de Paris. Il gagne le Prix de Rome en 1839, et réside à la villa Médicis où il étudie la musique religieuse. En 1843, il devient maître de chapelle et organiste (église des Missions Etrangères) ; il suit également des cours de théologie, mais abandonne l’idée d’entrer dans les ordres peu après l’avènement de la Deuxième République.

Gounod étudie Lully, Gluck, Mozart et s’enthousiasme pour Rossini : il est résolumment attiré vers le théâtre lyrique et compose ses premières œuvres sans grand succès (Sapho, Ulysse). Son cinquième opéra, Faust, remporte finalement l’adhésion du public et de la critique. Pourtant il constitue une rupture avec le bel canto italien, privilégiant le lyrisme mélodique à la virtuosité vocale. Cet opéra marque la renaissance de l’art lyrique français, perceptible également dans ses nombreuses mélodies d’une écriture épurée et sobre, dont les lignes vocales épousent l’accentuation naturelle de la langue. Après la création de trois opéras peu remarqués, Gounod retrouve le succès avec Roméo et Juliette (1867) ; c’est l’apogée de sa carrière. Suivent encore quelques œuvres lyriques (Jeanne d’Arc, Polyeucte). A la fin de sa vie, Gounod n’écrit plus que de la musique sacrée, dont plusieurs messes ainsi que deux célèbres oratorios, Rédemption et Mors et Vita.

L’œuvre de Gounod traduit la sensibilité littéraire du compositeur, qui s’attache à dévoiler les sentiments les plus ténus de l’âme ; par son écriture claire et mesurée, Gounod a contribué à la définition du style français dont les héritiers seront Bizet, Lalo ou Saint-Saëns, par opposition au bel canto italien ou le romantisme wagnérien.

Gounod en six dates

1839 : Grand Prix de Rome pour sa cantate Fernand.
1843 : maître de chapelle et organiste de l’église des Missions Etrangères.
1851 : création de son premier opéra, Sapho.
1852 : première partition de Gounod éditée (Ulysse).
1852-70 : président des Orphéons de Paris.
1870 : exil en Angleterre au moment de la guerre.

Gounod en six œuvres

1855 : Messe solennelle de Sainte-Cécile
1859 : Faust, opéra en 5 actes, sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré d’après la pièce de Goethe ; créé au Théâtre Lyrique.
1864 : Mireille, opéra en 5 actes sur un livret de Michel Carré d’après un poème provençal de Frédéric Mistral (Mireio).
1867 : Roméo et Juliette, opéra en 5 actes, livret de Jules Barbier et Michel Carré d’après la pièce de Shakespeare ; créé au Théâtre Lyrique.
Mélodies
1885 : oratorio Mors et Vita.