Scala de Milan : ouverture de saison mouvementée avec la Traviata de Verdi

L'ouverture de la saison de la Scala de Milan avec la Traviata de Verdi a connu quelques déboires. Entrée en scène ratée, huées du public et désaccords entre artistes et metteur en scène.

Scala de Milan : ouverture de saison mouvementée avec la Traviata de Verdi
José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, et Stéphane Lissner, intendant de la Scala de Milan lors de l'ouverture de la saison avec La Traviata de Verdi (© EPA/MaxPPP)

Comme chaque 7 décembre, jour de la Saint-Ambroise, la Scala de Milan donne de le départ de sa nouvelle saison. L'institution milanaise a décidé d'ouvrir l'année avec la Traviata de Verdi, célébration du bicentenaire de la naissance du compositeur oblige, dirigée par le milanais Daniele Gatti et mise en scène par le russe Dimitri Tcherniakov, ce dernier sifflé par une partie du public. Sa vision moderne et fantaisiste de cet opéra, inspiré par la pièce La Dame aux Camélias d'Alexandre Dumas fils, n'a vraissemblablement pas été du goût de la haute société réunie pour l'occasion.

Stéphane Lissner, l'intendant de la Scala, a relativisé les huées en plaisantant : "Les talibans sont partout. Les contestations sont venues des traditionnalistes, mais ce sont des choses normales, j'en attendais encore plus ", a-t-il dit. Le metteur en scène ne s'est pas non plus formalisé de cette réaction: "Je sais que cela arrive très souvent ici . J'étais préparé psychologiquement. C'est une réaction normale, humaine. Chacun doit réagir comme il le souhaite ".

La soirée a également été perturbée par l'entrée en scène ratée de Diana Damrau. La soprano allemande qui incarne le rôle-titre n'a pas réussi à rejoindre la plateau à l'heure au début du deuxième acte mais le public ne lui en a pas tenu rigueur en la récompensant de chaleureux applaudissements. Quant à Piotr Beczala, dans le rôle d'Alfredo, il a fait part sur Facebook de son désaccord avec le metteur en scène et cette production qui lui ont valu "ses premières huées ", concluant que désormais il ne se rendrait plus en Italie que pour des vacances.

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