A Milan et Séville, l’amiante mine les opéras

Deux affaires judiciaires liées à la présence d’amiante placent le Teatro alla Scala de Milan (Italie) et le Théâtre Maestranza de Séville (Espagne) dans une situation délicate.

A Milan et Séville, l’amiante mine les opéras
La Scala © Massimo Listri/Corbis

Le procureur de la ville de Milan a demandé - jeudi 21 avril- au tribunal d’engager une procédure en raison de la présence d’amiante dans le prestigieux bâtiment du Teatro a la Scala. Carlo Tognoli, Paolo Pillitteri, Giampiero Borghini et Marco Formentini, quatre anciens maires de la ville de Milan ont été cité à comparaitre pour les homicides involontaires de huit personnes dont une chanteuse, une clarinettiste, des techniciens et un pompier. Ceux-ci seraient décédés de cancers du poumon ou de mésothéliome pleural entre 1986 et 2002. Par ailleurs, le directeur de la Scala, Carlo Fontana serait également impliqué selon le procureur.

La cas n’est pas isolé : le théâtre de la Maestranza à Séville a également fait l’objet d’un rapport de l’Inspection du Travail. A la suite de ce rapport, elle a imputé trois sanctions au Teatro Maestranza pour déficience de la mise aux normes contre l’amiante le 30 mars dernier. C’est une plainte du comité d’entreprise de l’Orchestre Symphonique de Séville qui a permis à l’inspection du travail de considérer comme « faits établis » le fait que le théâtre n’ai pas signalé aux employés la présence d’amiante.

L'inspection du travail a engagé une procédure contre le Théâtre Maestranza pour " violation de l'obligation générale de procéder à une évaluation des risques professionnels » et a rappelé l’obligation des entreprises à entreprendre une évaluation des risques auxquels les employés pourraient être soumis lors du début des travaux de retrait de l’amiante. L’Inspection du Travail a toutefois relevé dans son rapport que le Théâtre Maestranza a entrepris une enquête pour identifier les travailleurs qui ont potentiellement été exposés à l’amiante.

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