Jonas Kaufmann menace de ne plus chanter à la Philharmonie de Hambourg en raison de l'acoustique

Lors d'un récital à la Philharmonie de l'Elbe à Hambourg, le ténor Jonas Kaufmann a été perturbé par des spectateurs se plaignant de ne rien entendre. Le ténor allemand a mis en cause l'acoustique de la salle et a fait savoir qu'il préférerait à l'avenir se produire dans l'ancienne salle de concert.

Jonas Kaufmann menace de ne plus chanter à la Philharmonie de Hambourg en raison de l'acoustique
Le ténor allemand Jonas Kaufmann , © Maxppp / Christian Bruna

Si la Philharmonie de l'Elbe à Hambourg semble être appréciée de la plupart des solistes et des orchestres, les chanteurs se montrent plus réservés. Jonas Kaufmann a eu l'occasion de s'en expliquer à la suite d'un récital qu'il donnait samedi 12 janvier. La prestation du ténor allemand (Le Chant de la Terre de Mahler) a été perturbée par plusieurs spectateurs qui cherchaient à changer de place afin de mieux entendre sa voix. Certains sont même allé jusqu'à se plaindre haut et fort qu'ils n'entendaient rien. 

Jonas Kaufmann a réagi dans le quotidien Hamburger Abendblatt en expliquant qu'il comprenait tout à fait à quel point il pouvait être frustrant de ne pas bien entendre en fonction de sa place dans la salle. Le ténor en a profité pour regretter le choix des matériaux de la grande salle de la Philharmonie, de la fibre de gyspe qui donne un aspect très minéral et ne permet pas au son de profiter de la chaleur du bois. 

Kaufmann a ajouté qu'il n'avait aucune sympathie pour la réaction du public, qu'il a qualifié de touristes de passage, et non pas de vrais mélomanes. Il a fait savoir qu'il préférerait dorénavant se produire dans l'ancienne salle de Hambourg, la Laeiszhalle construite en 1908 et en bois. Le ténor a également ajouté qu'il reviendrait chanter à la Philharmonie de l'Elbe s'il pouvait prendre la parole avant le concert pour expliquer la difficulté de bien entendre la voix dans la grande salle. 

Le porte-parole de l'Elbphilharmonie a répondu aux questions du site Olyrix en reconnaissant que certains fauteuils situés derrière la scène présentaient une « situation désavantageuse pour les spectateurs d'un chanteur ou d'une chanteuse en solo qui se trouvent tout près du chef d'orchestre ». L'institution a reconnu que cela n'avait posé problème « que pour trois ou quatre concerts » sur les 700 qui ont été donnés depuis l'inauguration le 11 janvier 2017.