Découvrir Julie Fuchs en 5 vidéos

Mis à jour le mercredi 20 décembre 2017 à 10h40

Artiste lyrique confirmée, Julie Fuchs prête aussi bien sa voix de soprano au répertoire intimiste de la mélodie française qu’aux grands rôles de l’opéra.

Découvrir Julie Fuchs en 5 vidéos
Julie Fuchs en 2015, dans la salle de l'Opéra Garnier (Paris)., © AFP / Stéphane de Sakutin

En 2017, la soprano française Julie Fuchs est partout à l’affiche : à l’Opéra de Paris, au Teatro Real de Madrid, au Festival d’Aix-en-Provence ou encore à l’Opernhaus de Zürich.

Le 9 décembre, elle interprète l’Ave Maria de Schubert entre les murs de la Madeleine, devant un parterre de huit cent personnes venues assister aux funérailles du chanteur Johnny Hallyday. Une cérémonie retransmise à la télévision et suivie par près de 7 millions de téléspectateurs.

Retour en 5 vidéos sur l’ascension professionnelle d’une artiste polyvalente.

Premières scènes

Née en 1984, Julie Fuchs étudie le chant et le violon à Avignon, avant d’intégrer le Conservatoire National de Musique de Paris. Elle en sort diplômée et auréolée du Premier Prix de chant avec félicitations du jury, en 2010. Deux ans plus tard, la jeune soprano est nommée ‘Révélation lyrique’ aux Victoires de la musique classique.

Dès lors, sa carrière est lancée : Musetta dans La Bohème de Puccini à Nantes, le rôle-titre de la comédie-musicale My Fair Lady à Metz, ou encore Ciboulette dans l’opérette éponyme de Reynaldo Hahn … ses prises de rôle se multiplient et témoignent de sa capacité à aborder tous les répertoires.

De l'opérette

Après un premier disque consacré aux mélodies de Debussy et aux lieder de Mahler, enregistré avec le pianiste Alphonse Cemin, Julie Fuchs propose, en 2015, un disque mettant à l’honneur le répertoire français de l’entre-deux-guerre.

Dans Yes! se succèdent les airs d’opérette, certains bien connus tel que J’ai deux amants d’André Messager, d’autres moins entendus et que la soprano s’emploie à nous faire découvrir. Un répertoire théâtral à l’image du jeu de scène de la chanteuse, salué pour son énergie et son humour.

Innovations musicales

Polyvalente, Julie Fuchs est aussi bien attachée au répertoire baroque que contemporain. Avec l’ensemble Le Balcon de Maxime Pascal - dont elle est une collaboratrice régulière - elle participe ainsi à une mise en scène innovante et sonorisée du Pierrot Lunaire de Schoenberg.

En 2017, elle incarne Esther, l’un des personnages de Trompe-la-mort, un opéra composé par Luca Francesconi en création mondiale à l’Opéra de Paris. Sa prestation est particulièrement saluée : « À chaque apparition de Julie Fuchs (Esther, sobre mais intense) on croit entendre le “tube” de l’opéra », écrit le journaliste Pierre Gervasoni pour le journal Le Monde.

Du jazz à la chanson française

Julie Fuchs aborde tous les genres lyriques (baroque, opérette, grand opéra italien ou oeuvres mozartiennes) et plus largement tous les répertoires musicaux. Elle prête sa voix à des personnages de comédies musicales (Eliza Doolittle dans My Fair Lady, Maria dans La Mélodie du Bonheur) et se prête au jeu de l’improvisation et du swing avec deux enregistrements jazz, au côté du pianiste Giovanni Mirabassi et du batteur Paco Sery.

En juin 2017, on découvre la voix de Julie Fuchs dans un tout nouveau genre, la chanson française. Elle interprète Göttingen, célèbre titre de Barbara, rejoignant ainsi un casting éclectique de chanteuses françaises (Zazie, Louane, Jeanne Cherhal, Olivia Ruiz ou encore Juliette Armanet) afin de rendre hommage aux compositions de la dame en noir.

Grands rôles, grand répertoire

Opéra, mélodies classiques et populaires, jazz ou encore variété, Julie Fuchs s’essaye à tous les genres tout en s’illustrant sur les plus grandes scènes d’opéra, et ce, dans des rôles souvent exigeants. Susanna dans Les Noces de Figaro et Servilia dans La Clémence de Titus, pour Mozart. Côté baroque : Galatée dans Acis et Galatée de Haendel et La Folie dans le Platée de Rameau.

La soprano aborde également le répertoire agile et virtuose du bel canto. Elle est ainsi à l’affiche du Comte Ory de Rossini, dans le rôle de la Comtesse Adèle, en décembre à l’Opéra-Comique de Paris et en janvier à l’Opéra Royal de Versailles.