MAXXI Classique
Programmation musicale
Vendredi 4 juin 2021
3 min

Reprise : le best-of supplément symphonique de Moby

Aujourd’hui Max Dozolme nous parle d’un nouveau disque sorti il y a quelques jours chez Deutsche Grammophon. « Reprise » un album où Moby, le producteur de musique électronique revisite des titres qui ont fait son succès avec un orchestre symphonique.

Reprise : le best-of supplément symphonique de Moby
Moby sort un nouvel album intitulé Reprise, © Travis Schneider / DG

Moby Dick, le roman d’Herman Melville, raconte l’histoire d’un vieux loup de mer rongé par la vengeance et la gloire. Le marin s’est promis de retrouver et de mettre à mort un cachalot blanc gigantesque qui lui a arraché la jambe lors d’un combat il y a quelques années de cela… Cette quête désastreuse peut être lue comme une allégorie de l’absurde mais aussi comme une représentation de la nostalgie et de la souffrance qui résulte parfois de notre incapacité à revivre un moment révolu... Richard Melville Hall alias Moby s’est-il souvenu de cette aventure inventée par son illustre aïeul lorsqu’il s’est replongé dans son propre passé ?

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Reprise est l’occasion de revenir dans les années 90 et 2000. De replonger dans l’âge d’or de Moby et de redécouvrir avec un parfum acoustique et symphonique des œuvres confidentielles mais surtout des succès du musicien américain. Des chansons entre techno et pop qui faisaient déjà appel à l’époque à des cordes électroniques et des riffs de piano. C’est un peu la signature musical de Moby, ce qui a sans doute contribué à son large succès.

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Les arrangements et le mixage de l'album ne sont pas des plus convaincants. D'ailleurs, ajouter des instruments acoustiques et aménager de nouvelles mélodies pour ces derniers n’apporte finalement pas grand chose à l'oeuvre originale. On passe d'une sonorité électronique précise à une fragilité (revendiquée par Moby) sans relief. En revanche on a plaisir à redécouvrir les titres de Moby interprétés par des artistes invités tels que le pianiste islandais Víkingur Ólafsson ou encore Gregory Porter et Amythyst Kiah qui donnent de la voix et remplace le sample original de la Natural Blues.

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Ce disque rappelle l'amour de Moby pour les arpèges pianistiques à la Philip Glass mais aussi pour un certain symphonisme. Parmi ses compositeurs favoris figurent notamment le compositeur postromantique anglais Ralph Vaughan Williams. Un compositeur qui, tout comme Moby, aime à confier ses thèmes amples et généreux à des pupitres de cordes.

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