MAXXI Classique
Programmation musicale
Vendredi 10 septembre 2021
3 min

Les métamorphoses de l’Ave Verum Corpus de Mozart

Ce petit motet composé par Mozart au soir de sa vie a quelque chose de magique. Une beauté simple et comme évidente qui a plu à Liszt et Tchaikovsky mais aussi à des jazzmen qui en ont réalisé des transcriptions étonnantes...

Les métamorphoses de l’Ave Verum Corpus de Mozart
Détail du Rêve (1883) de Pierre Puvis de Chavanne (1824-1898), © Musée d'Orsay

Ave Verum Corpus. Un petit bijou composé il y a 230 ans, en 1791. A cette époque, Mozart n’était pas au mieux de sa forme. Il était endetté et surtout malade. D'ailleurs, il ne passera pas l’année. Pourtant, à côté de la composition de son avant-dernier opéra, La Flûte enchantée, il trouve la force d’écrire une petite oeuvre sacrée. Un Ave Verum Corpus créé par un choeur amateur de la station balnéaire autrichienne de Baden où il se repose avec sa famille. L’écriture des voix est simple, facile à chanter et l’effectif demandé par Mozart restreint : un choeur, quelques cordes et un orgue. 

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Paramétrer les cookies

Cette oeuvre sans dissonance où le temps semble suspendu a marqué de nombreux musiciens après Mozart. Des compositeurs éminents tels que Franz Liszt, le roi de la transcription pour piano qui arrange le choeur de Mozart pour son instrument en 1871. Une oeuvre qu’il jouait en public durant ses récitals comme le fait aujourd’hui le pianiste islandais Vikingur Olafsson qui aime à donner cette pièce en bis. Il l’a même enregistrée dans son dernier album sorti en septembre dernier : Mozart and Contemporaries. 

ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Paramétrer les cookies

Liszt aimait tellement cette oeuvre qu’il l’a aussi utilisée dans une de ses propres oeuvres :  La pièce Evocation à la Chapelle Sixtine où il combine l’Ave Verum Corpus de Mozart au sublime Miserere d’Allegri. Il en a fait une version pour piano à quatre mains, pour orchestre et même pour orgue ! 

Mais Franz Liszt n’est pas le seul à avoir transcrit l’Ave Verum Corpus. En 1887, Piotr Illitch Tchaikovsky compose une suite pour orchestre intitulée Mozartiana. Une oeuvre composée à l’occasion des cent ans de l’opéra Don Giovanni et qui consiste exclusivement en des arrangements d’oeuvres de Mozart. On y retrouve un menuet, une gigue ainsi qu'un thème et variations du compositeur autrichien mais aussi cette Preghiera, une prière bien mozartienne… 

Aujourd’hui encore l’Ave Verum Corpus fascine des musiciens issus de styles musicaux aux antipodes de ceux de Liszt et de Tchaikovsky. La simplicité mélodique et harmonique de la pièce de Mozart se prête admirablement à toute sorte d’arrangements. C’est ce que nous prouve le pianiste français Dimitri Naïditch, le bassiste Gilles Naturel et le batteur Arthur Alard avec Mozart dans les étoiles. Un titre tout trouvé pour une musique éthérée qui semble tout droit venue du ciel… 

L'équipe de l'émission :