L'Iran s'oppose à son tour à la venue de Daniel Barenboïm

Après Israël la semaine dernière, c'est à présent Téhéran qui s'oppose à la venue du chef d'orchestre israélo-argentin Daniel Barenboïm. Il espérait donner un concert dans le pays avec son orchestre allemand, la Staatskapelle.

L'Iran s'oppose à son tour à la venue de Daniel Barenboïm
Le chef d'orchestre Daniel Beremboïm, © Autre

Pour le porte-parole du ministère de la culture iranien Hossein Noushabadi, cette annulation du concert de la Staatskapelle n'a rien à voir avec l'orchestre en lui-même.
« Nous n'avons pas de problème avec l'orchestre national allemand, a déclaré Hossein Noushabadi, notre opposition concerne la personne qui le dirige. Cette personne a plusieurs nationalités dont la nationalité israélienne ».

Le problème pour Téhéran vient donc bien du chef d'orchestre. Daniel Barenboïm possède à la fois le passeport israélien et argentin. Il est aussi citoyen d'honneur palestinien. L'Iran ne reconnaît pas Israël et soutient les groupes islamistes palestiniens qui combattent l'Etat hébreu.

En Israël aussi des oppositions à la tenue de ce concert se sont élevées. La ministre israélienne de la culture Miri Regev, qui appartient au Likoud, le parti de droite actuellement au pouvoir, a accusé Barenboim d'utiliser la culture comme plate-forme pour ses « opinions politiques anti-Israël » et d'ainsi « encourager la délégitimation (de l'existence) d'Isräel ».

Miri Regev avait même adressé un message au gouvernement allemand pour demander l'annulation de ce concert. Le ministre des Affaires Etrangères allemand parrainait cet événement et soutenait l'engagement de Daniel Barenboïm.

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