Le Liebesleid de Fritz Kreisler par Marina Chiche, un chagrin d'amour « doux-amer »

VIDEO - La violoniste Marina Chiche livre son regard sur le Liebesleid de Fritz Kreisler. Un morceau doux-amer, empreint d’une profonde nostalgie.

Le Liebesleid de Fritz Kreisler par Marina Chiche, un chagrin d'amour « doux-amer »
Marina chiche, © Radio France

Marina Chiche présente le Liebesleid de Fritz Kreisler, un morceau qui, selon elle, raconte avant tout le "souvenir heureux" d'une Vienne rêvée. 

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Des débuts difficiles

Considéré comme l’un des violonistes les plus influents de son époque, Fritz Kreisler a conquis son public par sa persévérance et sa virtuosité. Enfant prodige, il est admis au conservatoire de musique de Vienne en 1882, alors qu’il a seulement sept ans. La tournée outre-Atlantique qu’il entreprend à ses 14 ans n'a pas le succès espéré. De retour en Europe, il étudie la médecine pendant deux ans, mais il est rapidement rattrapé par l’envie de jouer du violon. Après avoir échoué à l’audition de l’Orchestre philharmonique de Vienne pour la place de co-soliste, il persiste. L’année suivante, il parvient à intégrer ce même orchestre en tant que soliste. Virtuose, il devient un musicien populaire, adoré de ses collègues violonistes.

Il a eu un parcours beaucoup plus chaotique que ce qu'on aime raconter. - Marina Chiche

Chagrin d’amour viennois

Liebesleid, c'est vraiment la quintessence du style Kreisler. - Marina Chiche

Mélancolique, Liebsleid porte la marque de son origine viennoise. Lorsqu’il écrit cette œuvre, Fritz Kreisler est aux États-Unis, loin de sa ville natale. Liebesleid signifie chagrin d’amour, une manière pour le violoniste d’exprimer sa nostalgie. Selon Marina Chiche, cette disposition renforce le caractère émotionnel du morceau « Ce que je trouve encore plus émouvant, c'est cette mise en abyme : de se dire que c’estFritz Kreisler, ce violoniste d'origine autrichienne qui écrit ça sans doute déjà dans un moment d'exil. ».

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Une technique remarquable

« Fritz Kreislerest vraiment au sommet de ce dosage dans la manière de relier les sons, ce qui fait que, quand il joue ces œuvres-là, d'un coup vous avez votre cœur qui se décroche. » D'après Marina Chiche, la virtuosité technique de Fritz Kreisler permet au violoniste de transmettre avec justesse l’émotion de l’œuvre. Une profonde tristesse allégée par la fin du morceau : « Ça s'en va dans le ciel, dans un endroit éthéré, la petite harmonique et en fait, vous êtes là, vous vous dites : "Ah, mais ce n'est peut-être pas si grave." Il y a quelque chose comme ça, une espèce de résolution où vous restez avec ce souvenir de chagrin, d'amour, et puis, c'est pas si grave, ça passera ».