Venezuela : la musicienne Karen Palacios Pérez retrouve la liberté

La clarinettiste de 25 ans avait été arrêtée après avoir critiqué le gouvernement sur internet. Grâce à la mobilisation de ses proches, et après un mois et demi d'enfermement, elle a été libérée mardi.

Venezuela : la musicienne Karen Palacios Pérez retrouve la liberté
le drapeau vénézuélien dans une manifestation à Caracas (juillet 2019), © Maxppp / Rayner Peña/EFE/Newscom/MaxPPP

Voilà un mois et demi que la famille de Karen Palacios Pérez s'inquiétait. Les nouvelles n'arrivaient que de façon parcellaire et pas n'étaient toujours fiables. La jeune femme de 25 ans, clarinettiste, avait été arrêtée le 1er juin. Retenue dans les locaux du contre-espionnage puis dans un centre d'enfermement pour femmes à Los Teques, elle a retrouvé la liberté mardi 16 juillet.

Libérée mais toujours surveillée

Un mois et demi de rétention pour des critiques envers le gouvernement publiées sur internet. Elle affirmait qu'elle avait été écarté de son orchestre à cause de sa participation à un référendum que le pouvoir ne cautionnait pas. Le 1er juin, des agents du contre-espionnage étaient venu l'arrêter chez elle. Selon sa famille, ils s'étaient fait passer pour des professeurs de musique pour ne pas éveiller ses soupçons. Ses conditions de rétention ont été particulièrement éprouvantes : « ils l'ont empêchée de dormir, l'ont privée de lumière », a témoigné sa mère dans le quotidien El Nacional. « Ils lui ont aussi dit qu'ils allaient la tuer », poursuit-elle. Elle a été emprisonnée dans une cellule pourvue de deux lits, mais avec neuf autres détenues. 

Karen Palacios Pérez est toujours surveillée par la police. Son régime de liberté lui impose le silence complet : pas de déclaration dans les médias, ni sur les réseaux sociaux. L'organisme qui assure la défense de la jeune musicienne estime qu'elle a été victime d'un emprisonnement politique et que plusieurs autres personnes seraient enfermés pour des motifs similaires.