Théo Fouchenneret, révélation des Victoires de la musique classique 2019

Le pianiste Théo Fouchenneret est nommé dans la catégorie "Soliste instrumental” des Victoires de la musique classique 2019. Rencontre et portrait en cinq questions.

Théo Fouchenneret, révélation des Victoires de la musique classique 2019
Théo Fouchenneret, pianiste et révélation des Victoires de la musique classique 2019, © Radio France / Kamil Bendida

Théo Fouchenneret a été nommé Révélation pour les Victoires de la musique classique édition 2019 dans la catégorie "Soliste instrumental". Le pianiste est né le 26 février 1994 à Nice. Nous l'avons rencontré lors de ses répétitions à la Seine Musicale, juste avant le Concert des Révélations du vendredi 11 janvier, retransmis sur France Musique les mercredi 23 et jeudi 24 janvier dans Carrefour de Lodéon

France Musique : Qu’est-ce qui vous a donné envie d’être musicien ? 

Théo Fouchenneret : Mon frère, plus âgé que moi, jouait du violon. Quand j'étais petit, je l'écoutais tout le temps et allais instinctivement vers le piano. C'est grâce à lui que j'ai très tôt écouté de la musique, et vers mes 3 ans j'ai commencé à jouer. C'est arrivé très naturellement. Une simple histoire de famille. 

À quoi pensez-vous quand vous jouez ?

Je ne sais pas si je pense vraiment à quelque chose, au contraire... Le plus difficile, c'est de se mettre dans des états propres à ce que la musique raconte. C'est un vrai travail. Essayer, soit de laisser passer la musique en soi, soit au contraire de lutter contre. Il y a beaucoup de sensations possibles mais ce ne sont pas des choses intellectuelles, c'est davantage un état, une présence. Parfois, cela arrive pendant que je joue ou alors j'essaye vraiment de me mettre dans cet état avant. Tout dépend du cas de figure : un concert, une répétition, chez moi...

Si vous n’aviez pas été musicien, qu'est-ce que vous auriez fait ?

C'est une question que je me suis souvent posé mais la musique est tellement vitale pour moi que je ne m'imagine pas faire autre chose. J'ai commencé si tôt qu'étant jeune je n'ai jamais pensé à me réorienter. Donc non, je ne vois pas ce que j'aurais pu faire. Il y a un moment donné on se rend compte que c'est nécessaire à notre vie. Pour moi c'est arrivé vers l'âge de 13/14 ans. 

Si vous deviez remercier quelqu’un (ou quelque chose) pour votre carrière musicale, qui est-ce que ce serait ?

Disons que je vais remercier la chance, car les personnes il y en aurait trop à remercier... Les professeurs, ceux qui m'ont accompagné et ont toujours été formidables, mon frère, à qui je dois encore beaucoup aujourd'hui, mes parents qui m'ont envoyé tôt à Paris... Je pense surtout avoir eu de la chance de tomber sur une famille aussi ouverte et des professeurs aussi attentifs. 

Dans le programme que vous présentez au concert des Révélations, quelle est l’oeuvre qui vous tient le plus à cœur et pourquoi ?

J'ai tenu à jouer du Fauré : sa Troisième romance sans paroles, une de ses premières pièces. Fauré est très sentimental, c'est un des compositeurs que j'essaye de défendre le plus dans ma vie de musicien, et cela me tenait à cœur de le jouer. Pourquoi cette pièce ? Parce qu'il y a énormément de charme dans cette oeuvre, sans être sucré gratuitement. 

Propos recueillis par Aliette de Laleu

Vidéos de Théo Fouchenneret

Stravinsky : trois Mouvements de Petrouchka, Danse russe

Fauré : Trois Romances sans paroles op.17, n°3

Chopin : Ballade n°3 en la bémol majeur op.47

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