" Stendhal et la musique " de Francis Claudon - Sélection du Prix France Musique des Muses 2020

Sélectionné pour le Prix France Musique des Muses 2020 " Stendhal et la musique " de Francis Claudon est édité chez UGA Editions. Présentation :

" Stendhal et la musique " de Francis Claudon - Sélection du Prix France Musique des Muses 2020
Stendhal et la musique " de Francis Claudon (UGA Editions) - Sélection du Prix France Musique des Muses 2020 , © pôle vidéo - France Musique

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L'auteur

Je suis professeur émérite de littérature comparée à Paris-Est et à Vienne (Autriche).  Après des études de lettres classiques, d'allemand, d'histoire et de musicologie, je me suis focalisé notamment sur l'histoire des idées (XVIIIe-XIXe siècle), de l'opéra, les relations culturelles internationales en direction de l'Europe médiane, la littérature de voyage, les rapports de la littérature avec les arts et la musique, Stendhal, Hofmannsthal, Aloysius Bertrand, Vivant Denon.

Le livre

Cet ouvrage permet de repenser la question des rapports de Stendhal à la musique. Quels étaient ses compositeurs, ses opéras préférés et pourquoi ?

Ce livre montre comment la musique, et particulièrement l’opéra, a totalement imprégné l’œuvre de Stendhal : dans ses romans, ses nouvelles ou ses écrits intimes, il a cherché à transformer la musique en mots, faisant souvent référence à Mozart ou Cimarosa. Persuadé d’avoir été un musicien manqué, Stendhal a rêvé de rivaliser, en tant qu’écrivain, avec la musique et ainsi d’atteindre l’idéal romantique de la fraternité des arts.

  • Quelle est la place de cet ouvrage dans votre carrière ?

Elle est importante (même si elle est loin d'être exclusive), je m’occupe de cette question depuis que je fais de la recherche. Mais si je ne vise pas à un rebond ou à un progrès, ce n'est plus de saison. Je me contente de faire justice des reproches adressés à Stendhal. En effet, dans cet ouvrage je prétends 1) que Stendhal n’était pas une sorte de snob prétentieux, amateur mondain de soirées d’opéras, 2) qu’il n’était pas un rossiniste par-dessus tout. Au contraire, Stendhal a voulu reproduire l’effet que produisaient en lui les opéras de Mozart : la Clemenza di Tito, Idomeneo, Don Giovanni, le Nozze.

  • Qu’avez-vous cherché à montrer avec cet ouvrage ?

Stendhal est l'un des écrivains au monde les plus intéressés par la musique. Sa production littéraire comporte trois aspects : une partie intime (son journal intime, ses lettres qui parlent constamment de musique, d’opéras, de théâtre), une partie journalistique et polémique (il  a été critique musical et a accusé de plagier ses confrères, spécialement à propos de Haydn), enfin ses romans dans lesquels il voulait reproduire l’effet musical et « écrire dans une langue sacrée ».

  • Quels sont vos prochains projets ?

Un recueil d’études dramaturgiques sur l’opéra au 19°/20°s., visant des opéras moins joués, peu populaires (Palestrina de Pfitzner, Capriccio de Strauss) ou des genres moins altiers (l’opéra-comique français : Le Postillon de Longjumeau, les Contes d’Hoffmann), l’opérette d’Offenbach ou de J. Strauss ou de Lehar, les opéras de Schubert (FierrabrasI) ou de Weber (Ferischütz, Euryanthe).