Richard Strauss, l'un des derniers grands romantiques

Mis à jour le lundi 11 juin 2018 à 15h54

Musicien du XIXe et XXe siècle, Richard Strauss a traversé plus de 80 ans d'histoire et de création, s'imposant comme l'une des figures majeures de la musique allemande.

Richard Strauss, l'un des derniers grands romantiques
Le compositeur et chef d'orchestre Richard Strauss dans sa maison à Monaco. , © Getty / De Agostini / A. Dagli Orti

Richard Strauss, c'est près de deux-cent Lieder, une quinzaine d'opéras, parmi lesquels Salomé (1905), Elektra (1909) et Le Chevalier à la rose (1911), de grandes œuvres orchestrales ainsi que dix poèmes symphoniques, dont le très célèbre Ainsi parlait Zarathoustra (1896). 

Né le 11 juin 1864 à Munich, mort le 8 septembre 1949 en Allemagne, le compositeur et chef d'orchestre a vécu l'important tournant intellectuel et artistique du XXe siècle. Après la mort de Wagner (en 1883) et celle de Brahms (en 1897), il s'est rapidement imposé parmi les plus importantes personnalités de la vie musicale allemande. 

Strauss a abordé presque tous les genres musicaux et révolutionné celui du poème symphonique (à la fin du XIXe siècle) ainsi que la composition d’opéra dans les années précédant la Première Guerre mondiale. Strauss n'a pourtant pas suivi les révolutions esthétiques de son époque, restant fidèle à la musique tonale du XIXe, ce qui lui vaut d'être considéré comme l'un des derniers représentants du romantisme

Il a rencontré assez tôt le succès, dès l’âge de 23 ans, et a été engagé au sein de grandes maisons d’opéra ainsi qu'à la direction des plus importants orchestres allemands. Il a vécu entouré d'intellectuels, d'artistes et musiciens de son époque, et a été le jeune protégé de l’influent chef d'orchestre allemand Hans von Bülow, qui l’a formé à la direction. 

Dans la première moitié du XXe siècle, alors que de nombreux intellectuels et musiciens ont été forcés à l’exil face à la montée du nazisme en Allemagne, Richard Strauss, lui, est nommé président de la Reichsmusikkammer (Chambre de la musique du Reich) et signe de sa plume plusieurs œuvres de circonstance telles que l'Hymne Olympique des Jeux de Berlin de 1936. Après la guerre, Strauss a été dénazifié. Il meurt à l'âge de 85 ans, dans sa villa de Garmisch-Partenkirchen en Autriche.