Playlist : Et si on dansait sur du classique ?

Valse, polka, entrechat, bourrée ou chorégraphie jazzy : choisissez votre danse et votre style. Il y en a pour tous les goûts dans la grande histoire de la musique.

Playlist : Et si on dansait sur du classique ?
., © Getty / Ivan Kuzmin / EyeEm

Si les musiques baroques, classiques ou romantiques évoquent rarement la perspective d’une soirée endiablée, elles pourraient tout de même vous réservez quelques surprises… 

A l’occasion des fêtes de fin d’année, voici une sélection de 10 morceaux bien rythmées qui devraient (au moins) vous faire taper du pied et (au mieux) vous donner une folle envie de danser. 

1 2 3… Valsez !

C’est le grand classique du Nouvel An : la valse viennoise. Au XIXe siècle, alors qu'elle fait fureur dans les beaux salons autrichiens, elle permet aussi et surtout de mêler entre eux les jeunes gens de bonne famille : pour une danse, une rencontre et pourquoi pas, un mariage... 

Pas de bourrée

Ne vous y trompez pas : le fameux pas de bourrée des danseurs de ballet n’a pas été inventé au cours d’une soirée trop arrosée. Il trouve en fait ses origines dans une danse traditionnelle : labourrée des régions Centre de la France.  

Cette bourrée est une danse de couple, joyeuse et entraînante. On l’exécute les yeux dans les yeux, jambes fléchies et coudes levés. Au XVIe siècle, elle séduit les dames de la cour et la bourrée se développe à Paris, de manière dite savante, et c’est ainsi qu’on la retrouve dans les ballets de Lully ou Rameau

Dansons baroque !

Au XVIIe siècle, à l’époque baroque, celui qui est musicien est forcément danseur, et réciproquement. Danse et musique sont indissociables, et le compositeur phare de la cour, Jean-Baptiste Lully, mêle ainsi tout naturellement chant et chorégraphies dans ses œuvres. 

La musique baroque invite à la marche, au mouvement, et donc, à la danse. Ici Lully transforme une passacaille en musique de scène, conservant le tempo solennel de cette danse populaire pour annoncer le triste destin d'Armide. 

Sauts de chat et arabesques

C’est le moment d’enfiler vos plus beaux collants et de tendre la pointe du pied : qui dit musique classique et danse ne peut ignorer la tradition du ballet romantique. De La Sylphide de Filippo Taglioni créée en 1832 à la chorégraphie devenue mythique du Lac des Cygnes de Rudolf Noureev, il continue de faire rêver les petits rats de l’opéra (et nous aussi, d’ailleurs.... ). 

Polka et Danses slaves

Pendant que certains composent pour les grandes scènes d’opéra, d’autres s’emploient plutôt à réarranger des musiques populaires. C’est le cas du compositeur tchèque Antonín Dvořák qui, dans la seconde moitié du XIXe siècle, rencontre un grand succès avec ses Danses slaves, seize pièces mélangeant inspiration et création, répertoire romantique et folklorique.   

Duende y baile 

Les choses sérieuses commencent ou, plutôt, il est l’heure de se prendre (un peu plus) au sérieux. C’est la condition sine qua non pour adopter une allure flamenca et se mouvoir dignement sur les musiques de la gitane Carmen. Si cette dernière est bien l’héroïne d’un opéra, celui de Georges Bizet, elle n’en est pas moins un personnage caractérisé par la danse, séductrice et fougueuse. 

Il faut, pour s’adapter à cet interlude musical de l’Acte IV, alterner entre mouvements lents et rapides, entre repli et affirmation de soi, le tout avec des gestes forts, amples et grandioses. Il faut, pour danser comme Carmen, penser à la mythique chorégraphie d’Antonio Gades, créée en 1983. 

La danse des talons 

Après quelques accents espagnols, voici une oeuvre du répertoire classique inspirée, cette fois-ci, de sonorités orientales. Il s’agit de la célèbre Bacchanale de Saint-Saëns. Mais attention, ce n’est pas en dévissant votre bassin de gauche à droite que vous répondrez au doux appel du hautbois… 

Pour onduler correctement (et lascivement), ce sont vos jambes qui travaillent, des doigts de pieds qui s’ancrent dans le sol au genou qui fléchit, en passant par le talon qui monte puis s’abaisse au rythme de la danse… 

Tango

Astor Piazzolla ne voulait pas faire danser, et pourtant… Lui qui souhaitait faire du tango une musique savante, une musique qui s’écoute, lui qui s’était émancipé des bals et cabarets de Buenos Aires, a finalement composé l’un des plus grands standards du genre, Libertango

Né dans le Rio de la Plata, le tango a conquis les capitales européennes - Paris, en particulier - et s’il est parfois considéré (à tort) comme une danse salon vieillissante, il continue pour d’autres d’incarner la séduction et l’irrésistible parade amoureuse.  

Le mouvement libre

1983, à New York. Le chorégraphe Jerome Robbins créée un ballet à partir d’œuvres minimalistes du compositeur Philip Glass. La danse est épurée, dynamique, aérienne. Le mariage célébré entre musique et danse semble ainsi donner un nouvel élan au ballet classique. 

Broadway Ballet 

C’est à Jerome Robbins que l’on doit également les chorégraphies du film West Side Story, sorti en 1961, et celles de la comédie-musicale On the Town, créée à Broadway en 1944. Deux œuvres composées par l’immense Leonard Bernstein, dont nous célébrions en 2018 le centenaire de la naissance. 

Avec Bernstein, des accents jazz se glissent dans la musique d’orchestre. Il y a du swing, quelque chose d’insolent et entraînant auquel Jerome Robbins a parfaitement su donner corps. A nous, maintenant, de prendre la relève…