Playlist spéciale Folle Journée de Nantes 2020 (vive Beethoven !)

Le festival met Beethoven à l’honneur pour sa 26e édition qui a lieu du 29 janvier au 2 février 2020. 250e anniversaire de la naissance du compositeur, voici une sélection de pièces qui seront retransmises en direct sur France Musique.

Playlist spéciale Folle Journée de Nantes 2020 (vive Beethoven !)
Portrait de Ludwig van Beethoven, © Getty

Symphonie n°3 en mi bémol majeur dite “Héroïque”, op. 55

Elue « meilleure symphonie de tous les temps » par le mensuel anglais BBC Music Magasine en 2016 et symphonie préférée de son compositeur, l’œuvre semble faire l'unanimité. Son succès ne fut pourtant pas immédiat : « assommante, interminable et décousue » diront les critiques, en partie déconcertés par la difficulté d’identifier un thème. Beethoven la composa entre 1803 et 1804 au début de sa surdité, et la dédia à Bonaparte avant de la renommer “Héroïque”. La grande modernité de l’écriture préfigure le romantisme à venir et l’exaltation du héros comme figure de proue du mouvement, qui ne cessera de croître au cours du XIXe siècle.  

Samedi 1er Février, Miguel Da Silva et le trio Owon interprèteront la transcription pour quatuor avec piano écrite par Ferdinand Riès, ami de Beethoven. Claire Désert, Etsuko Hirose, Lidja Bizjak, Sanja Bizjak joueront celle de Camille Saint-Saëns du scherzo et finale de cette symphonie.

Concerto pour piano et orchestre n°4 en sol majeur, op. 58

Il a fallu cinq années à Beethoven pour écrire son quatrième concerto pour piano. Déjà atteint de surdité, le compositeur souhaite se libérer des carcans imposés par l’écriture : « A présent je veux composer comme j’improvise ». Ce concerto démontre un véritable travail de dialogue entre l’orchestre et le soliste qui s’harmonisent parfaitement afin de livrer une brillante conversation. 

L’Orchestre National de France interprètera le premier mouvement lors du concert de clôture du festival, dimanche 2 février à 17h30.

Octuor à vents en mi bémol majeur, op. 103

Cette œuvre de jeunesse est composée en 1792 mais ne fut publiée en 1834,  soit sept ans après la mort du compositeur. Il la qualifiait de “Parthia”, sorte de partita mais en quatre mouvements. Ici interprétée par l’ensemble La Fresque dirigé par Marceau Lefèvre, la pièce sera interprétée au concert de clôture par Nicolas Baldeyrou, Raphaël Sévère (clarinette) Gabriel Pidoux (nommé cette année dans la catégorie Révélation des Victoires de la musique classique), Nikhil Sharma (hautbois) Vladimir Dubois, Joffrey Quartier (cor) Julien Hardy et Marie Boichard (basson). 

Trio n°4 en si bémol pour clarinette, violoncelle et piano en si bémol majeur op. 11 « Gassenhauer-Trio »

Beethoven composa ce trio en 1798 à Vienne en hommage à sa protectrice, la comtesse Maria Whilhelmine von Thun. Le trio est composé en trois mouvements, un allegro con brio, un adagio puis se clôt par un thème et variations inspiré par un opéra de Joseph Wiegl, « Corsaire par amour, « Pria ch'io l'impegno ». 

François-Frédéric Guy, Aurélien Pascal et Pascal Moraguès interprèteront cette pièce samedi 1er février à 15h45.

Sonate pour violon et piano n°5  en fa majeur op. 24 « Le Printemps »

Cette sonate en quatre mouvements a été composée entre les jeunes années de Beethoven, entre 1795 et 1797. Tout comme sa septième symphonie, l’œuvre est dédiée à Moritz von Fries, mécène du compositeur. Son sous-titre « Le Printemps » est attribué de façon posthume, sûrement en lien avec la légèreté qui émane de la composition. Son premier mouvement est certainement l'une de ces sonates pour violon et piano les plus célèbres. 

Ce premier mouvement sera joué lors du concert de clôture du festival, diffusé samedi 2 février 2020 à 17h30.