" Olivier Greif, journal " édité par Jean-Jacques Greif - Sélection du Prix France Musique des Muses 2020

Sélectionné pour le Prix France Musique des Muses 2020, « Olivier Greif, journal » édité par Jean-Jacques Greif est publié chez Aedam Musicae. Présentation :

" Olivier Greif, journal " édité par Jean-Jacques Greif - Sélection du Prix France Musique des Muses 2020
Olivier Greif, journal (Aedam Musicae) - Sélection du Prix France Musique des Muses 2020, © France Musique

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l'auteur :

Je suis journaliste et j’ai écrit des romans dits « pour la jeunesse », dont un sur Beethoven et un sur Mozart, mais je ne suis pas l’auteur du livre. Les textes ont été écrits par mon frère Olivier, qui jouait du piano et composait de la musique. Il est mort en mai 2000, à l’âge de cinquante ans. Ses amis, mon frère Michel et moi avons fondé l’association Olivier Greif pour faire connaître, éditer, jouer, enregistrer ses œuvres. Je me suis chargé de tirer un livre de son Journal

le livre :

Olivier Greif a rempli une cinquantaine de cahiers de janvier 1971 jusqu’à la veille de sa mort. « Ce n’est pas un journal », disait-il, « mais un carnet de bord. » On y trouve les principaux événements de sa vie tourmentée, des réflexions sur sa musique et celle d’autres compositeurs, et les brouillons ou copies des lettres qu’il écrivait – dont certaines, très longues, à des interlocuteurs privilégiés. 

Jean-Jacques Greif a sélectionné et élagué pour ne conserver qu’un cinquième du manuscrit, il a rédigé des notes de bas de page, traduit les nombreuses lettres écrites en anglais, etc.

  • Quel est la place de cet ouvrage dans votre carrière ?

Ce livre ne trouve pas vraiment sa place dans ma propre petite carrière littéraire, mais je peux répondre au nom de mon frère.
Il est certain qu’il écrivait son journal pour qu’il soit publié un jour. Sa carrière de compositeur ne rencontrait pas le succès qu’il espérait et méritait, mais il était convaincu qu’il aurait une belle carrière posthume, comme Bach ou Schubert, et que son journal y tiendrait naturellement sa place. 

  • Qu’avez-vous cherché à montrer avec cet ouvrage ?

J’ai effectué ce travail parce que j’aimais beaucoup mon frère, parce que cette publication répond en partie aux objectifs de l’association Olivier Greif, et parce que c’est un texte varié et riche – très bien écrit – qui peut intéresser, je crois, non seulement les amateurs de la musique d’Olivier, mais aussi les personnes qui ne la connaissent pas encore.

La musique de mon frère est souvent sombre, hantée par la mort. J’ai essayé d’assembler un texte qui le montre tel que je le connaissais : très vivant, très drôle, très cultivé, observateur lucide et subtil de son époque.

  • Quels sont vos prochains projets ?

On célèbre en 2020 le vingtième anniversaire de la mort d’Olivier. Je compte assister à certains des nombreux concerts qui seront donnés à cette occasion. Je pense continuer de jouer tant bien que mal certaines des pièces pour piano de mon frère. Je vais tenir à jour le site oliviergreif.com (ainsi que jjgreif.com) et gérer les comptes de l’association Olivier Greif, dont je suis le trésorier.

S’il me reste un peu de temps, je vais poursuivre mes travaux d’écriture. Le dernier ouvrage littéraire portant mon nom était une traduction de L’Île au Trésor (aux Éditions Tristram), qui permet enfin de lire ce qu’a vraiment écrit Stevenson. J’en suis à la moitié de ma traduction de David Copperfield…