Michel Legrand, parrain du festival Debussy

Le festival Debussy, à Argenton-sur-Creuse, débute le 26 juillet. Une édition 2018 avec une résonance particulière, puisque cela fait exactement 100 ans que le compositeur est décédé. Pour marquer le coup, Michel Legrand parraine l'événement.

Michel Legrand, parrain du festival Debussy
Michel Legrand au festival international de jazz de Barcelone, en 2016, © Getty / Jordi Vidal / Contributeur

Argenton-sur-Creuse, petite ville de 5 000 habitants, va se mettre à vibrer au rythme de son festival Debussy dès ce jeudi 26 juillet, et ce, jusqu'à dimanche. L’événement prend une dimension toute particulière en cette année 2018, qui correspond au centième anniversaire de la mort du compositeur. 

Michel Legrand a accepté de parrainer et d'inaugurer cette édition sur la scène de la Grande Halle. Épaulé par Pierre Boussaguet à la basse et François Laizeau à la batterie, le compositeur des Parapluies de Cherbourg va revisiter les compositions de Debussy à la manière jazz. « Il est sans doute l'un des compositeurs qui m'ont le plus influencé, raconte Michel Legrand dans un entretien au Figaro, quand on est compositeur, son empreinte est très importante ». Le festival dispose d'une scène payante (la Grande Halle) et d'une scène gratuite (les Jardins de la Grenouille), sur laquelle se produiront Damien Ventula et Jean-Luc Ayroles dès ce soir.

L'improvisation au cœur du festival

Marianne Gaussiat, directrice du festival d'Argenton-sur-Creuse, a souhaité mettre en exergue l'influence de Debussy auprès des pianistes improvisateurs, Michel Legrand en tête. Jacky Terrasson et Jean-François Zygel sont également au programme les jours suivants. Ce dernier présentera un "concert d'imagination" baptisé "Dans la tête de Claude Debussy". La cité, traversée par la Creuse et bordée par le parc naturel de la Brenne, était très prisée des peintres impressionnistes à la fin du XIXème siècle. « Il y a avait une résonance assez naturelle avec l'œuvre deClaude Debussy, lui-même qualifié de compositeur impressionniste », explique Marianne Gaussiat au Figaro.