Les postludes schumanniens analysés par Philippe Cassard

[vidéo] Philippe Cassard analyse la fin (pour conclure …) de l’Humoresque de Robert Schumann et le Duo Contraste interprète Phidylé d’Henri Duparc.

L’Humoresque Op.20, parfois appelée Grande Humoresque est écrite en seulement une semaine au tournant des annéees 1838 – 1839, Schumann avoue à Clara : « Elle est peu gaie, et peut-être ce que j’ai écrit de plus mélancolique. » Il est vrai que le parcours expressif de l’œuvre, plein d’allégresse au début, traverse ensuite des paysages plus austères, mais très changeants, justifiés par une structure formelle tout à fait inédite et très audacieuse pour l’époque.

L’épilogue (Zum Beschluss, En guise de conclusion) s’avance tout d’abord d’un pas hésitant et nous emmène dans une sorte de climat méditatif qui paraît toujours provisoire, mais contrairement à l’attente qui s’installe lorsque la densité des accords donne plus d’assurance au chant tournoyant sur lui-même sans trouver d’échappatoire, nulle libération ne vient soulager la tension. Au lieu de cela, une coda allegro aussi austère que cinglante avec ses accords plaqués de main droite et ses fusées en triples croches de main gauche achève l’Humoresque sur un ton plutôt lugubre.


La grande passion du ténor Cyrille Dubois réside dans le lied et la mélodie, dont il se fait un émissaire recherché. C’est dans cette catégorie qu’il est remarqué en duo avec le pianiste Tristan Raes (Duo Contraste), alors qu’ils sont triple lauréats (Premier Prix, Prix du Mécène Bayer, Prix du Public) au Concours International de Musique de Chambre de Lyon.

Dans ses émissions du mercredi matin, le pianiste Philippe Cassard analyse une oeuvre pour piano, avec son point de vue subjectif et son imaginaire d'interprète. Il la replace dans son contexte chronologique, questionne les signes disposés sur la partition, établit un réseau possible de correspondances avec la littérature, la poésie, la peinture, le cinéma...

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