Les conservatoires belges s'affrontent dans un nouveau concours

Pour la première fois en Belgique, les étudiants des huit plus grands conservatoires vont s’affronter dans un grand concours multi-instrumental. Une compétition d'un nouveau genre pour mettre en valeur les savoir-faire des écoles supérieures d'outre-Quiévrain.

Les conservatoires belges s'affrontent dans un nouveau concours
La Grande salle de concert du Conservatoire Royal de Bruxelles. © Conservatoire Royal de Bruxelles

On connaissait déjà l’excellence de la Belgique pour ses concours musicaux, tel le Reine Elisabeth, le plat pays sera désormais connu pour son originalité. Ce 16 novembre 2016 débute la Honda Competition for classical music, un concours national inédit. Six conservatoires supérieurs flamands (Brussel, Gand, Anvers) et francophones (Bruxelles, Mons, Liège), ainsi que les deux hautes écoles de Namur et Louvain, vont s’affronter dans un concours d’un nouveau genre.

Chaque établissement devra présenter deux élèves en fin de cursus, peu importe leur instrument. Piano, violon, chant mais aussi harpe, percussions, hautbois ou tuba, le large choix laissé dans la sélection des candidats pour chaque conservatoire est l’un des principaux intérêts du concours. Frédéric de Roos, le directeur du Conservatoire Royal de Bruxelles se souvient avoir « applaudi des deux mains » lorsque la filiale Benelux du constructeur automobile japonais Honda est venue lui proposer le projet. « A l'origine, il ne devait concerner que les deux conservatoires de Bruxelles, le flamand et le wallon, mais nous avons proposé d'élargir le concours à l'ensemble de la Belgique. C'est une chance pour faire parler du savoir-faire de nos écoles » explique le directeur. En laissant à chaque établissement le soin de déterminer le mode de sélection de ses deux représentants, le concours espère mettre en avant les spécificités des conservatoires et hautes écoles belges.

Au Conservatoire Royal de Bruxelles, la direction a décidé de se servir du concours de fin d'année, organisé depuis une dizaine d'années, pour sélectionner les deux candidats - un flûtiste et un clarinettiste pour cette première édition. Ce mercredi 16 novembre se tiennent les demi-finales, où chaque candidat présentera un récital d’une trentaine de minutes maximum. Le choix du répertoire est totalement libre pour, là aussi, jauger des capacités des établissements et des étudiants à se mettre en valeur. Les trois finalistes sélectionnés se produiront le 19 février 2017 sur la scène du Conservatoire royal de Bruxelles. Ils auront 45 minutes chacun pour tenter de séduire le jury et de remporter le premier prix.

Un jury présidé par le pianiste belge André De Groote et composé de professeurs, à la condition qu’ils n’enseignent pas les instruments des deux candidats choisis dans son école. Lors de la finale, deux personnalités du monde classique doivent grossir les rangs du jury. Toute la difficulté sera de réussir à départager un tubiste d'un pianiste ou une chanteuse d'un timbalier. A quand un concours similaire en France ?