" Le chant des bêtes, l'animalité à l'opéra " de J-F Lattarico-Sélection du Prix France Musique des Muses 2020

Sélectionné pour le Prix France Musique des Muses 2020 " Le chant des bêtes, essai sur l'animalité à l'opéra " de Jean-François Lattarico est publié chez Classiques Garnier. Présentation :

" Le chant des bêtes, l'animalité à l'opéra " de J-F Lattarico-Sélection du Prix France Musique des Muses 2020
" Le Chant des bêtes " de Jean-François Lattarico (Classiques Garnier) - Sélection du Prix France Musique des Muses 2020, © pôle vidéo - France Musique

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L'auteur :

Ancien Élève de l’École Normale Supérieure, agrégé d’Italien, Jean-François Lattarico est Professeur des Universités en études italiennes à Lyon 3-Jean moulin, où il enseigne la poésie baroque, l’histoire de l’opéra, la littérature et la civilisation italiennes. Spécialiste de rhétorique, d’opéra, du roman et du théâtre des XVIIe et XVIIIe siècles, Jean-François Lattarico travaille beaucoup sur Venise et le courant libertin. Il a par ailleurs une intense activité de traducteur et de concepteur de programmes pour les opéras des XVIIe et XVIIIe siècles, en étroite collaboration avec des grandes maisons et festivals (Dijon, Strasbourg, Beaune, Ambronay) et des grands chefs (Garcia Alarcon, Dumestre, Rousset, Jacobs)

Le livre :

Des monstres baroques au bouledogue d’Offenbach, des éléphants vénitiens aux oiseaux dégénérés de Braunfels, des perroquets comiques au rossignol de Stravinsky, des grenouilles de Rameau aux renards de Janáček, de la femme serpent de Casella aux chats chanteurs de Henze, de la fourmi de Ronnefeld aux dinosaures de Leininger, l’histoire de l’opéra, depuis plus de quatre siècles, est remplie d’animaux de tous poils, tour à tour allégoriques, simples figurants ou héros de l’intrigue. Cet ouvrage retrace pour la première fois l’aventure de ce bestiaire lyrique dans lequel le chant de l’animal se mêle à celui de l’homme, et parfois le remplace.

  • Quelle est la place de cet ouvrage dans votre carrière ? 

Il s’agit de mon troisième essai – après celui consacré à Venise (Venise Incognita. Essai sur l’académie libertine au XVIIe siècle, Paris, H. Champion, 2012) et à Busenello (Busenello. Un théâtre de la rhétorique, Paris, C. Garnier, 2013). Après l’important travail de traduction et d’édition (tous les livrets de Busenello chez Garnier en 2016), cet essai sur les animaux est l’ouvrage qui me tient le plus à cœur, par l’originalité de son approche (à ma connaissance ce sujet n’avait jamais été abordé auparavant), par la proximité affective et intellectuelle avec le sujet, et par le répertoire fascinant, en partie inexploré, que j’ai pu découvrir.

  • Qu’avez-vous cherché à montrer dans cet ouvrage ?

Je me suis interrogé sur la fonction de l’animal dans le rapport toujours conflictuel entre texte et musique. Son importance de plus en plus grande, à partir du XVIIIe et du XIXe siècles, suit l’évolution scientifique, philosophique, littéraire aussi, et a un impact sur ce rapport texte/musique : les compositeurs interrogent la part d’animalité chez l’homme et la part d’humanité chez l’animal, et remettent en cause la précellence de la parole humaine pour retrouver une sorte de musique primitive (la parole est de plus en plus réduite à un bruit, à un son désémantisé), dans laquelle l’homme et l’animal se rejoignent.

  • Quels sont vos prochains projets ?

Je termine un second ouvrage sur Venise, consacré à l’utopie politique de la ville au XVIIe siècle (Venise atlante, à paraître chez Champion), puis, après un court essai sur la figure de Messaline dans le cinéma érotique italien du début du XXe siècle, je m’attaque à une grande monographie sur Francesco Cavalli.