Justin Taylor, claveciniste, révélation des Victoires de la musique classique 2017

Justin Taylor est claveciniste. Il est nommé pour les Victoires de la musique classique 2017 dans la catégorie “Révélations soliste instrumental”. Nous lui avons posé cinq questions.

Justin Taylor, claveciniste, révélation des Victoires de la musique classique 2017
Justin Taylor est nommé pour les Révélations des Victoires de la musique classique, © Radio France / A.deLaleu

France Musique : Pouvez-vous vous présenter ?

Justin Taylor : J’ai 24 ans, je suis né à Angers mais mon père est américain donc je ne suis pas angevin de souche. J’ai terminé mes études au CNSMD depuis 2 ans donc depuis je mène une carrière professionnelle. Et je suis très content d’être nominé aux Victoires, je ne m’y attendais pas du tout !

Quand et comment avez-vous décidé d’être claveciniste ?

Depuis que je suis jeune c’est une passion, mais j’aime aussi faire des choses diverses… Je n’ai pas trop le profil “depuis que j’ai 6 ans je veux être musicien”. J’en faisais beaucoup car j’adorais ça et un jour je me suis dit que la seule chose qui va me manquer si je n’en fais pas c’est la musique. J’ai commencé de manière atypique par de la musique du monde en groupe. Ensuite j’ai découvert le piano dans un magasin d’instruments, j’ai essayé et adoré tout de suite. Mes parents m’en ont acheté un (j’ai beaucoup de chance) puis j’ai commencé avec des cours privé avant d’aller au conservatoire. Un jour, j’ai entendu du clavecin en concert, j’ai été très intrigué par cet instrument. Je m’y suis mis au conservatoire, toujours avec le piano à côté. Et depuis un an maintenant je me consacre surtout au clavecin.

Quel serait votre rêve le plus fou ?

SI je pouvais avoir dans ma chambre le clavecin sur lequel je joue ce soir (au concert des Révélations ndlr) ce serait pas mal… Il est assez exceptionnel.

A quoi pensez-vous quand vous jouez ?

Je pense au son, au son du clavecin qui est si particulier. Ce qui est génial avec cet instrument c’est que l’on décide vraiment quand le son part grâce au bec. On sent la tension sous la corde avant que le bec ploie, donc on décide vraiment du moment où ça joue et on peut maîtriser cette technique avec un toucher subtil, j’adore.

Quel est votre plus beau souvenir musical ?

Un concert d’Amandine Beyer à Marseille, elle a une extrême générosité communicative avec son instrument, avec le public et les musiciens avec qui elle joue. C’est la seule qui a cette capacité, tous musiciens confondus. Elle a un rapport à la musique et au public et une façon de jouer, c’est inouï.

Propos recueillis par Aliette de Laleu

Vidéos

Concert des Révélations - Victoires de la Musique Classique 2017Enregistré mardi 3 janvier au studio 105 de la Maison de la Radio

François Couperin : Les Barricades mystérieuses

György Ligeti : Continuum

Jean-Philippe Rameau : Gavotte et six doubles, extrait des Nouvelles suites de pièces pour clavecin

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