Guilhem Worms, révélation des Victoires de la musique classique 2019

Le baryton-basse est nommé dans la catégorie “Artiste lyrique” des Victoires de la musique classique 2019. Rencontre et portrait en cinq questions.

Guilhem Worms, révélation des Victoires de la musique classique 2019
Guilhem Worms, chanteur et révélation des Victoires de la musique classique, © Radio France / Kamil Bendida

Guilhem Worms est nommé parmi les Révélations pour les Victoires de la musique classique édition 2019 dans la catégorie "Artiste lyrique". Le baryton-basse est né en 1990. Nous l'avons rencontré lors de ses répétitions à la Seine Musicale, juste avant le Concert des Révélations du vendredi 11 janvier, retransmis sur France Musique les mercredi 23 et jeudi 24 janvier dans Carrefour de Lodéon

France Musique : Qu’est-ce qui vous a donné envie d’être chanteur ? 

Guilhem Worms : Mes parents sont musiciens et a priori j'ai toujours chanté. J'ai commencé par les chœurs, après j'ai fait beaucoup de sport, puis j'ai fait des musiques du monde, ce qui m'a donné envie de faire de la musique classique et je suis arrivé dans le lyrique. Le lyrique a démarré il y a sept ou huit ans. Je tournais en musique du monde, tzigane, chant corse, et quelqu'un m'a entendu chanter des chants corses, et m'a conseillé d'essayer le chant lyrique. J'ai essayé et j'ai adoré. J'ai continué longtemps à donner des cours de musique à des enfants en situation de handicap, j'ai écrit un livre sur ce sujet donc j'ai fait beaucoup d'autres choses à côté pendant cinq ans. Depuis trois ans, et mon entrée au CNSM je n'ai plus fait que ça.

À quoi pensez-vous quand vous jouez ?

Ça dépend des jours, c'est variable, il y a des jours où on se surprend de ce à quoi on pense sur scène. Parfois, quand on est à 100%, on est dedans, mais de temps en temps, quand il y a un petit déficit de concentration, il nous vient des images très étranges, très anodines... Par moment il se passe des choses étonnantes. Peut-être que certains ne l'avoueraient pas, mais moi je le dis tout haut.

Si vous n’aviez pas été chanteur, qu'est-ce que vous auriez fait ?

J'étais bien parti pour faire du sport, les arts martiaux, j'étais très branché boxe. Je pense que j'aurais fini coach sportif, c'est possible. Il y avait un côté adrénaline, un côté physique, une sorte de défi perpétuel. J'ai toujours une image de l'escalade pour le chant, où on arrive devant une voie et il faut comprendre tout de suite comment accéder en haut. Pour un morceau par exemple : comment l'aborder pour bien le réaliser sans se faire mal. Je pense que le sport aurait pu m'apporter ça et c'est ce que j'aime aussi dans le chant.

Si vous deviez remercier quelqu’un (ou quelque chose) pour votre carrière musicale, qui est-ce que ce serait ?

Tellement de gens ! Pour commencer mes parents car ils ne m'ont jamais forcé à faire de la musique et ont toujours été très tolérants sur ce que je voulais faire et m'ont toujours soutenu. Même les collègues parfois que l'on rencontre et qui donnent des conseils, des professeurs, des gens qui m'ont donné ma chance à différents moments de ma vie.

Dans le programme que vous présentez au concert des Révélations, quelle est l’oeuvre qui vous tient le plus à cœur et pourquoi ?

Je crois que c'est la danse macabre. J'adore cette mélodie, ce qu'elle représente, le fait qu'elle soit pas si connue que ça alors que la musique est très connue, mais c'est une des premières mélodies que j'ai chanté avec mes professeurs, que j'ai beaucoup travaillé et que j'ai beaucoup donné. Et je ne m'en lasse toujours pas.

Propos recueillis par Aliette de Laleu

Vidéos de Guilhem Worms

Saint-Saëns : Danse macabre op.40 pour piano et baryton

Bock, Un violon sur le toit "Ah si j'étais riche"

Rossini : le Barbier de Séville "La calunnia è un venticello"

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