Disparition de Rémy Pflimlin, ancien président de France Télévisions, du Festival Musica et du CNSM

Homme de médias et passionné de musique contemporaine, Rémy Pflimlin est décédé le samedi 3 décembre 2016, à l’âge de 62 ans. Ancien directeur de France Télévision, il a également dirigé le Festival Musica et le CNSM de Paris.

Disparition de Rémy Pflimlin, ancien président de France Télévisions, du Festival Musica et du CNSM
Remy Pflimlin, © AFP

Rémy Pflimlin est né le 17 février 1954 à Mulhouse, dans le Haut-Rhin. Diplômé de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Paris (HEC) en 1978, il a mené sa carrière dans le secteur de la presse et des médias. Entre 1999 et 2005, il a ainsi dirigé la chaîne de télévision France 3, puis les Nouvelles messageries de la presse parisienne (devenues Presstalis), entre 2006 et 2010.

En 2010, il est nommé président de France Télévisions par le président Nicolas Sarkozy. Durant ses cinq années d’exercice, il aura entamé un processus de réforme au sein de l’entreprise publique en encourageant, notamment, son développement numérique.

Rémy Pflimlin était également un acteur de la vie musicale. Président du festival Musica depuis 2001, il participait ainsi à la diffusion de la musique contemporaine. En 2015, il avait également été nommé président du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP).

Petit-neveu du dernier président du Conseil de la IVe République, Rémy Pflimlin avait rejoint le Conseil d’Etat en tant que “conseiller en service extraordinaire”, le 1er septembre 2015.

Il est décédé le 3 décembre 2016 des suites d’un cancer.

Delphine Ernotte ainsi que l’ensemble de la direction de France Télévisions ont rendu hommage à un «grand homme des médias». Mathieu Gallet, président du groupe Radio France a salué «un homme chaleureux» et «amoureux de musique».

Sur Facebook, le CNSM de Paris a publié un message déplorant une «perte immense» et rappelant l’engagement de Rémy Pflimlin en faveur de la culture et du conservatoire. Un hommage sera prochainement rendu par l’établissement à cet «homme dont la gentillesse était appréciée de tous», «spectateur assidu des concerts et des ballets que les élèves proposaient».