Un site rassemble des milliers d'instruments de musique de collection

Le Royal College of Music a lancé un musée présentant des milliers d'instruments anciens, provenant d'environ 200 collections différentes. Chaque pièce est accompagnée d'une fiche d'identité, de photos et parfois de vidéos. Cette véritable caverne aux merveilles n'existe que sur Internet.

Un site rassemble des milliers d'instruments de musique de collection
Un virginal du V&A Museam répertorié sur Minim UK, © Getty / DEA / L. DOUGLAS / Contributeur

Des Stradivarius, des Guarneri, plusieurs instruments ayant appartenu à la reine Victoria ou à Chopin... Le musée virtuel lancé le 30 octobre par le Royal College of Music rassemble des objets rares et précieux qui n'ont pourtant jamais appartenu aux mêmes collections. Le site, baptisé Minim-UK, propose de les admirer - en photos - alors qu'ils ne sont pas tous accessibles au public. Il répertorie 332 violons, 76 altos, 73 violoncelles et 19 contrebasses, dont un violon-piccolo manufacturé par Stradivarius en 1685, ainsi que le violon dit "Habeneck", du même facteur et datant de 1734.

Mais la liste comporte aussi un des plus anciens instruments à cordes doté d'un clavier, fabriqué autour de 1480. Une flûte taillée dans une corne de narval et Le tigre de Tippu, un automate musical représentant un tigre dévorant un humain, font partie des stars de cet inventaire qui couvre 5 000 ans d'histoire de la musique. Même les amateurs d'instruments mécaniques y trouveront leur compte. Les pièces sont classées par familles, les plus nombreuses étant les instruments à vent.

200 jours pour collecter les informations

«Les collecteurs ont parcouru quelque 10 000 milles, des Highlands à la côte sud, pendant 200 jours pour rassembler ces photos, ces enregistrements et ces histoires. » C'est avec cette phrase que le site Minim-UK a été lancé. Le Royal College of Music a été épaulé par plusieurs institutions, dont la Royal Academy of Music, l'université d’Édimbourg, le département Arts et Culture et Google ainsi que la Philharmonie de Paris. «C'est extrêmement excitant d'avoir travaillé avec Google et de permettre à tant de personnes d'accéder à ces merveilles », s'extasie le conservateur du Royal College of Music. Le fonds proposé par Minim-UK est destiné à s'enrichir au fil des mois, peut-être hors des frontières du Royaume-Uni.