De la musique classique (et douce) pour s’endormir

Rien de tel qu’une berceuse, un nocturne ou une douce mélodie pour sombrer dans les bras de Morphée.

De la musique classique (et douce) pour s’endormir
., © Getty / Carlos G. Lopez

Des difficultés à trouver le sommeil ? Laissez-vous bercer par Brahms ou Gershwin. Au son du piano ou de la guitare, d’une voix douce ou d’un choeur, rien n’est plus agréable que de s’endormir en musique… 

Si, au contraire, vous n’avez aucun mal à fermer les yeux et lâcher prise, Mozart et Vivaldi sauront accompagner vos rêveries jusqu’à ce que finalement et irrésistiblement, vous sombriez dans le plus profond des sommeils.  

Berceuse de Brahms

Cette berceuse (Op.49 N°4) a fait le tour du monde. Elle est même si connue, si populaire, qu’on en oublie parfois qu’elle est l’oeuvre de Johannes Brahms, l’un des principaux représentants de la musique romantique.  

Trio céleste de Mozart

Sérénité et douceur se dégagent de ce trio vocal que l’on peut entendre à la fin du premier acte de Cosi Fan Tutte, célèbre opéra de Wolfgang Amadeus Mozart. Il s’agit en fait d’un chant d’adieu : les jeunes Fiordiligi et Dorabella voient leurs amants partir en mer et se réconfortent en espérant « Que le vent soit doux » (« Soave sia il vento »). 

Sur un Prélude de Bach

On a beau l’entendre partout, le connaître sur le bout des doigts, cet extrait du Clavier bien tempéré conserve tout son pouvoir apaisant, hypnotiseur. Composé au début du XVIIIe siècle par Jean-Sébastien Bach, il n’était pourtant à l’origine qu’un simple exercice de pratique, un entraînement à destination des clavecinistes et organistes. 

Lied de Schubert 

« Du bist die Ruh ; Der Friede mild » ( « Tu es le calme ; la douce paix ») : ce lied composé en 1823 par Franz Schubert décrit un état de contemplation amoureux. Il doit être interprété lentement et pianissimo, ce qui en fait un exercice redoutable pour les soprano, nécessitant souffle et parfaite maîtrise de la voix, quand bien même le résultat nous paraît si léger et paisible.

Le repos du héros  

Philip Glass compose cette mélodie pour le film The Truman Show, réalisé en 1998 par Peter Weir. Truman est un héros, celui d’une émission de télé-réalité dans laquelle il évolue (sans le savoir) depuis sa naissance. Filmé 24 heures sur 24, ses moindres faits et gestes sont analysés et surveillés, jusqu’au jour où il tombe amoureux et s’échappe de sa prison dorée.  

Concerto de Vivaldi 

Au début du XVIIIe siècle, Antonio Vivaldi consacre l’un de ses (nombreux) concertos au luth, un instrument d’origine orientale, dont le son est doux et tendre, mais qui sera bientôt abandonné au profit du clavecin ou de la guitare (qui remplace d'ailleurs le luth dans cet enregistrement). 

L’heure exquise

Pour ses Chansons grises (1893), Reynaldo Hahn a choisi 7 poèmes de Paul Verlaine parmi lesquels L’heure exquise, une promenade nocturne et féerique que le compositeur accompagne par le son « infiniment doux et calme » du piano.

Le sommeil d’Atys

Atys, héros de la tragédie éponyme mise en musique par Jean-Baptiste Lully, est plongé dans un sommeil profond par Cybèle, une déesse qui souhaite lui déclarer (en songes) son amour. Le dieu Sommeil et le choeur des Songes entrent donc sur scène et emportent Atys au royaume de Morphée. 

Summertime avec Gershwin 

Si la berceuse Summertime fait aujourd’hui partie des grands standards du jazz, elle a en fait été composée par George Gershwin pour la première scène de son opéra Porgy and Bess (1935).