Daniel Barenboim dévoile son nouveau piano à cordes parallèles

Le pianiste et chef d’orchestre Daniel Barenboim a dévoilé mardi 26 mai un nouveau modèle de piano à cordes parallèles dont il est à l’origine.

Daniel Barenboim dévoile son nouveau piano à cordes parallèles
Daniel Barenboim (© MaxPPP)

A l’initiative d’un nouveau modèle de piano à cordes parallèles, le pianiste et chef d’orchestre israélo-argentin Daniel Barenboim a révélé, mardi 26 mai, le nouvel instrument dont la sonorité diffère des pianos de concert standard.

« J’en suis tombé amoureux » a-t-il déclaré à cette occasion au London Royal Festival Hall.
Pour un petit parterre de journalistes, le pianiste a interprété 30 secondes du mouvement de la Sonate Appassionata de Beethoven sur son Steinway avant de jouer les mêmes notes sur son nouveau piano.

Un piano à cordes parallèles

La particularité de l’instrument réside avant tout dans la disposition des cordes qui, au lieu de se croiser, sont montées de manière parallèle, dans le but d’offrir davantage de clarté et de qualité sonore.

« Avec le piano à cordes droites vous obtenez des différences sonores bien distinctes. Ceci équivaut à écouter une chorale où vous percevriez les voix basses, les ténors, les altos etc…Le son est très clair, il n’y a pas de mélange ou d’homogénéisation du son » déclare la pianiste Gwendolyn Mok qui avait eu l’occasion de jouer sur un piano Erard, monté de façon similaire.

L’accomplissement d’un rêve
C’est en jouant sur le piano restauré de Franz Liszt, lors d’un déplacement à Sienne en septembre 2011, que l’idée est venue au musicien.

Marqué par la différence sonore de l’instrument, Daniel Barenboim s’est pris à rêver d’un nouveau type de piano qui combinerait la régularité du toucher, la stabilité et la force d’un instrument moderne. Pour cela il s’est dirigé vers le facteur de piano belge Chris Maene, qui, suite à 18 mois de travail a donné naissance au nouvel instrument.

« Le piano Barenboim-Maene est un rêve qui devient réalité » a déclaré le facteur de piano.
Si son prix n’est pas encore établi, il devrait tout de même avoisiner trois fois le prix d’un Steinway D, dont le prix approche les 150 000 euros.

En seulement 6 semaines, Daniel Barenboim voue déjà à l’instrument une véritable passion : « Je veux passer autant de temps avec, que possible (…) je veux jouer de tout… » déclarait le chef d’orchestre, qui aura d’ailleurs l’occasion de s’en servir très prochainement.

Entre le 27 mai et le 2 juin, le musicien interprétera les sonates pour piano de Schubert au London’s Southbank Centre et sera également présent aux Proms 2015 comme soliste et chef d’orchestre de son West-Eastern Divan Orchestra, composé de jeunes musiciens arabes, israéliens et européens.

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