"Alban Berg au miroir de ses oeuvres" d'Elisabeth Brisson - Sélection du Prix France Musique des Muses 2020

Sélectionné pour le Prix France Musique des Muses 2020 "Alban Berg au miroir de ses oeuvres" d'Elisabeth Brisson est publié chez Aedam Musicae. Présentation :

"Alban Berg au miroir de ses oeuvres" d'Elisabeth Brisson - Sélection du Prix France Musique des Muses 2020
Alban Berg, au miroir de ses oeuvres d'Elisabeth Brisson - Sélection du Prix France Musique des Muses 2020, © France Musique

Toutes les infos sur le prixici

L'auteur

Elisabeth Brisson est agrégée et docteure en histoire : le sujet de sa thèse, publiée en 2000 par CNRS-Editions sous le titre Le Sacre du musicien, était « La référence à l’Antiquité chez Beethoven ». Elle a publié plusieurs ouvrages sur la musique chez différents éditeurs (certains ouvrages sont en poche : La musique chez Belin, Les opéras mythiques chez Eelipses). Elisabeth Brisson dirige une collection de biographies de compositeurs chez ellipses.

Le livre 

Le livre montre comment Berg (1885-1935), fou de poésie et de musique, fut d’abord autodidacte en musique avant de devenir à partir de 1904 un des élèves favoris d’Arnold Schönberg. Même si son catalogue ne compte que treize œuvres, ce sont des partitions phares qui ont bouleversé la création musicale au XXe siècle : outre ses deux opéras, Wozzeck et Lulu, la Suite lyrique pour quatuor à cordes ou le Concerto pour violon « A la mémoire d’un ange », sont devenus des références absolues. Or, bien plus qu’autobiographiques, ses œuvres mettent en évidence la singularité de son processus créateur reflet de ce qui l’animait : son désir de nouer la sensualité, la spiritualité et la pensée (körperlich, seelisch, geistlich selon ses propres termes), désir subsumé par sa prédilection pour le Klang (la sonorité) comme pour les textures musicales contrôlées dans leur moindre détail à l’instar du travail du rêve qui cache le contenu latent dans une présentation manifeste séduisante et énigmatique. 

  • Quelle est la place de cet ouvrage dans votre carrière ?

Cet ouvrage concrétise le souhait depuis longtemps formulé de mieux connaître l’œuvre de Berg et de la faire mieux connaître, de la rendre accessible.

  • Qu’avez-vous cherché à montrer dans cet ouvrage ?

J’ai cherché à mettre en évidence son processus créateur (et non ce qu’il aurait voulu dire !). Et j’ai voulu mettre l’accent sur l’humanisme de Berg, soucieux de faire ressentir le lien entre le corps, l’âme et l’esprit, à l’origine de toute œuvre et de toute vie.

  • Quels sont vos prochains projets ?

Mes prochains projets concernent toujours la musique. L’un est en cours de publication chez ellipses : il s’agit d’une Histoire de la musique pensée et rédigée avec Jérôme Thiébaux, agrégé de musique, professeur et médiateur (il a été responsable de l’orchestre à Lyon puis à Besançon, et il anime des « cafés » musicaux). La conception en est originale, combinant histoire et musicologie : nous partons de certaines œuvres emblématiques pour reconstituer leur contexte, leur réception, leur postérité avec le regard d’aujourd’hui, et cela depuis la Préhistoire jusqu’au début du XXIe siècle. 

Un autre projet en cours de réalisation est mené avec Monette Vacquin, psychanalyste passionnée de Beethoven : nous croisons nos approches spécifiques (histoire et psychanalyse) pour déchiffrer « la partition intérieure » de Beethoven. L’éditeur n’est que pressenti…