Adélaïde Ferrière, percussionniste, révélation des Victoires de la Musique Classique 2017

Adélaïde Ferrière est percussionniste. Elle est nommée pour les Victoires de la musique classique 2017 dans la catégorie “Révélations soliste instrumental”. Nous lui avons posé cinq questions.

Adélaïde Ferrière, percussionniste, révélation des Victoires de la Musique Classique 2017
Adélaïde Ferrière, percussionniste nommée pour les Révélations des Victoires de la Musique Classique, © Radio France / A.deLaleu

France Musique : Pouvez-vous vous présenter ?

Adélaïde Ferrière : J’ai 20 ans et je viens de Dijon. Je viens de terminer un semestre au Royal College of Music de Londres. J’ai quelques projets de concerts qui arrivent cette année et parfois je suis invitée en tant que supplémentaire dans différents orchestres, ou je joue aussi avec le CNSMD (Conservatoire national supérieur de musique et de danse).

Quand et comment avez-vous décidé d’être percussionniste ?

J’ai décidé assez jeune. Je viens d’une famille de musiciens, mon père est percussionniste ma mère est pianiste, alors j’ai choisi ces deux instruments. J’entendais le son à la maison, j’allais au concert de mon père donc ça m’a toujours attiré. Vers 11 ou 12 ans j’ai voulu en faire mon métier. J’ai arrêté le piano en cursus mais je continue à en jouer pour moi. C’est assez complémentaire. Mais je préférerais être percussionniste professionnelle. Il y a une diversité et des possibilités qu’on peut faire à travers les styles, les genres ou le panel d'instruments. On peut passer d’oeuvres de Xenakis qui sont très fortes, à des transcriptions de Bach au marimba, du contemporain au jazz... Et j’aime tellement le son du marimba avec son timbre chaud.

Quel serait votre rêve le plus fou ?

Aller dans l’espace ! J’ai toujours aimé ça, peut-être l’attrait pour l’inconnu...

A quoi pensez-vous quand vous jouez ?

Je pense à plein de choses : la musique, l’émotion. C’est assez flou et abstrait mais je pense à tout faire pour passer une émotion. Je pense aux notes aussi et au mouvement surtout. J’ai envie de faire partager mon interprétation au public, la musique et leur faire découvrir l’instrument car ce n’est pas forcément commun.

Quel est votre plus beau souvenir musical ?

La première fois que j’ai écouté Daphnis et Chloé avec l’orchestre, le chœur, l’histoire… J’étais petite, j’adorais aller au concert et rencontrer les solistes à la fin, je les admirais. Les percussionnistes aussi d’ailleurs comme le rôle du timbalier par exemple. C’est super, même à vivre : c’est génial de pouvoir diriger un peu l’orchestre depuis les percussions.

Propos recueillis par Aliette de Laleu

Vidéos

Concert des Révélations - Victoires de la Musique Classique 2017
Enregistré mardi 3 janvier au studio 105 de la Maison de la Radio

Jean-Philippe Rameau : Suite en sol n°8 extrait du Troisième livre de pièces pour clavecin, « L'Egyptienne »

Claude Debussy : Children's corner, « Doctor Gradus ad Parnassum »

Astor Piazzolla : Libertango

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