5 (petites) choses que vous ne savez (peut-être) pas sur Dietrich Fischer-Dieskau

Considéré comme l’un des plus grands barytons du siècle dernier, Dietrich Fischer-Dieskau a des débuts mouvementés. De la prison aux plus grandes scènes d’opéra, voici 5 (petites) choses que vous ne savez (peut-être) pas sur l’homme qui (re)popularisa les Lieder au XXe siècle.

5 (petites) choses que vous ne savez (peut-être) pas sur Dietrich Fischer-Dieskau
Dietrich Fischer-Dieskau, © Getty / Erich Auerbach

Premier interprete allemand à chanter en Israël en 1971, Dietrich Fischer-Dieskau est une des figures les plus emblématiques du chant lyrique. Chanteur, soldat, chef d’orchestre ou encore peintre : voici cinq (petites) choses à savoir. 

The show must go on 

C’est en 1942 alors que Berlin est bombardée qu‘il effectue sa première prestation, où il interprète le Voyage d’hiver de Schubert. La Royal Air Force interrompt le cycle et enferme les deux cents personnes du public, le chanteur et le pianiste pendant deux heures et demie. Après cela, il remonta sur scène, et repris là où ils avaient été arrêtés. 

Formation en camp

Dietrich Fischer-Dieskau ne pu suivre qu’un seul semestre de cours au Conservatoire de Berlin, avant d’être enrôlé dans la Werhmacht. Le 5 mai 1945, il est fait prisonnier en Italie dans un camp américain où il restera deux années. Il n’arrêta pas pour autant de chanter, et continuait de travailler et de faire des représentations au sein même du camp, jusqu’à sa libération.

Des liens avec Bach ? 

Si l’on en croit l’arbre généalogique du chanteur, l’un de ses ancêtres, Carl Heinrich Dieskau, un Chambellan et Electeur de Saxe est le dédicataire de la Cantate des Paysans que composa Johann Sebastian Bach en 1742. 

Dietrich Fischer-Dieskau
Dietrich Fischer-Dieskau, © Getty / Erich Auerbach

War Requiem

Son passé de soldat, puis de prisonnier ont considérablement marqué le baryton. Mais c’est pour cette implication que Benjamin Britten le choisit comme soliste pour la création de son bouleversant War Requiem, en 1962. 

Une retraite peu reposante 

En 1992, Fischer-Dieskau prend sa retraite en tant qu'interprète et professeur de chant au Conservatoire de Berlin. Il ne s'arrête pas de travailler pour autant, et s'investit dans la direction d'ensembles, mais aussi la peinture et l'écriture et publia de nombreux ouvrages.