37 millions de choristes en Europe (et moi, et moi, et moi)

Trente-sept millions de choristes en Europe, c’est le chiffre dont nous fait part le rapport « singing europe » initié par « VOICE », le projet européen visant à promouvoir le développement durable du chant choral.

37 millions de choristes en Europe (et moi, et moi, et moi)
© Gavin Hellier/Robert Harding World Imagery/Corbis

Un premier recensement inédit du nombre de choristes (ou personnes appartenant à des groupes de chants) en Europe vient d’être rendu public, dans le rapport « singing Europe » initié par VOICE, un projet européen visant à promouvoir le développement durable du chant choral.

D’après les chiffres communiqués, 4,5% de la population active européenne participe activement à des activités chantées, soit 37 millions de choristes réunis sur l’intégralité du continent européen (Russie incluse), ce qui équivaut aux populations réunies des villes de Londres, Berlin, Madrid, Rome, Paris, Bucarest, Vienne, Budapest, Varsovie, Barcelone, Munich, Milan, Sofia, Prague et Bruxelles. Estimé auparavant à 20 millions, le nombre de choristes subit une augmentation de 83% et délivre ainsi une toute nouvelle perspective sur l’importance du chant en Europe.

Des chiffres à néanmoins nuancer, tant ils diffèrent d’un pays à un autre. En effet, selon la région, le pourcentage de choriste varie de 2,3 à 11%. Si en Autriche, cette part atteint les 11%, elle ne s’élève qu’à 4% en France, et à seulement 2,3% en Pologne.

Carte représentant la proportion de choristes en Europe extraite du rapport "singing Europe" initié par Voice, projet européen visant à promouvoir le développement durable du chant choral
Carte représentant la proportion de choristes en Europe extraite du rapport "singing Europe" initié par Voice, projet européen visant à promouvoir le développement durable du chant choral

Le rapport souligne également un regain d’intérêt du chant collectif chez les jeunes adultes (20-24 ans). Un renouvellement de génération qui pourrait faciliter l’émergence de nouveaux projets, et qui vient surtout contredire l’image parfois vieillissante des chœurs. Outre cette participation croissante des plus jeunes, on remarque dans ces chiffres une proportion plus importantes de femmes (seulement un tiers des chanteurs sont des hommes) et d’individus au niveau d’éducation relativement élevé.

Le rapport relève aussi le rôle joué par la pratique du chant en termes d’intégration sociale et de développement culturel. Dans un monde qui reconsidère lentement les valeurs et bienfaits de l’individualisme, la pratique de la chorale offre un modèle de développement et de partage, vecteurs de valeurs positives telles que la confiance en soi, la réflexion collective et la capacité d’écoute.

Seule fausse note : le rapport déplore le manque de systèmes éducatifs favorisant la pratique chorale dès le plus jeune âge. Une activité dont les bienfaits sont prouvés pour le développement des enfants dès l’école primaire, et qui se traduit dans les résultats scolaires

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