3 questions à Diana Tishchenko, finaliste du concours Long-Thibaud-Crespin

Le concours Long-Thibaud-Crespin 2018 se tient à Paris du 1er au 10 novembre. Six candidats ont été retenus pour les épreuves finales qui se déroulent dans l'Auditorium de la Maison de la Radio. Rencontre avec l'une des finalistes, la violoniste ukrainienne Diana Tishchenko.

3 questions à Diana Tishchenko, finaliste du concours Long-Thibaud-Crespin
Diana Tishchenko, finaliste (et gagnante) du concours Long-Thibaud-Crespin 2018., © Masha Mosconi

France Musique : Pour vous, quelle est la partie la plus difficile de ce concours ?

Peut-être l'épreuve du récital. Car c'est un programme très lourd qui passe par différents styles de musique... Il faut arriver à passer d'une oeuvre à l'autre très rapidement, passer du duo au trio etc. 

Parmi les œuvres jouées lors du concours, avez-vous eu un coup de cœur ?

J'ai beaucoup aimé la Fantaisie de Schumann. Ce morceau ne fait pas partie du répertoire classique pour les violonistes, et maintenant je suis heureuse de connaître cette oeuvre. Je trouve que c'est une musique superbe, un peu tardive, qui contient tellement de choses intéressantes... 

Avez-vous vécu, ou attendez-vous un moment particulier lors de ce concours ?

J'ai passé un très bon moment quand je jouais la Sonate de Debussy avec le pianiste Guillaume Sigier. On s'est bien compris tous les deux autour de cette oeuvre et c'est un musicien fantastique (les autres pianistes aussi), mais sur cette sonate, dès les premières répétitions, on a eu cette sensation qu'on se connaissait depuis des années et qu'on parlait le même langage musical, ce qui n'arrive pas souvent.

Propos recueillis par Aliette de Laleu