Spirabassi - Improkofiev

Pour célébrer son retour en France, après 10 ans à New-York, le saxophoniste Stéphane Spira retrouve le pianiste Giovanni Mirabassi. Ils n’étaient pas retournés ensemble en studio depuis l’album “Spirabassi” en 2009. “Improkofiev” paraît le 19 juin sur Jazzmax / L’Autre Distribution.

Spirabassi - Improkofiev
Giovanni Mirabassi & Stéphane Spira, © Nicolas Guillemot

La complicité du duo Stéphane Spira / Giovanni Mirabassi, est complétée par le batteur Donald Kontomanou et le contrebassiste New-Yorkais Steve Wood avec lequel Stéphane Spira collabore depuis quelques années. En effet, Steve Wood, déjà présent sur l’album “New Playground”, a également participé à l’enregistrement d’”In Between” (2014) avec Glenn Ferris au trombone et Johnathan Blake à la batterie.

« Lors de mes brefs passages en France lorsque je vivais à New York, nous avons pris l’habitude de rejouer en duo pour explorer de nouvelles idées. Giovanni et moi avons toujours su que nous repasserions un jour la porte d’un studio d’enregistrement. Ça n’était qu’une question de temps... En l’occurrence le temps nécessaire pour ne pas  répéter notre premier album.» explique le saxophoniste

Le titre de l’album choisi par Stéphane Spira ne se réduit pas à l’utilisation d’un simple jeu de mots mais traduit également une approche très inventive du répertoire classique. La suite qui constitue la deuxième moitié de l’album est inspirée du concerto pour violon n°1 de Sergei Prokofiev. Cependant, le matériau de base est transfiguré à un tel niveau tout au long des trois morceaux que sa reconstitution peut s’apparenter à un jeu de piste. 

Pour Stéphane Spira, la première écoute de ce concerto remonte à 2007 alors qu’il jouait au festival de jazz d’Istanbul. Cüneyt Sermet, réalisateur d’une émission de jazz radiophonique mais aussi passionné de musique classique, entendit dans le premier album de Stéphane Spira (“First Page” paru en 2006) des éléments faisant écho à Prokofiev et lui offrit un enregistrement de cette pièce. « Dès la première écoute, j’ai été frappé par le lyrisme des mélodies harmonisées de façon complexe. C’est une combinaison que j’aime particulièrement : une mélodie simple et chantante supportée par des harmonies inhabituelles (dans le langage du jazz) qui sonne de façon très naturelle, presque évidente. J’ai immédiatement entendu dans ce concerto une inspiration pour ma propre musique mais je sus également que cela me demanderait du temps pour transcrire certaines harmonies » confiait Stéphane Spira à sa sortie. L’écriture de la suite Improkofiev achevée, Spirabassi s’imposera naturellement pour en être le véhicule. 

Pour étoffer la suite Improkofiev, quatre morceaux viennent parachever l’album qui débute sur Ocean Dance. La mélodie flottante de cette composition de Stéphane Spira nous transporte littéralement vers l’océan. Le duo Spirabassi valse avec grâce au-dessus des vagues distillées par les balais de Donald Kontomanou et la basse agile de Steve Wood. After Rain qui constitue la deuxième composition de Stéphane Spira sur cet album, dissipe les harmonies troubles inspirées par Prokofiev grâce à la vitalité de son interprétation joviale. Lawns, magnifique ballade de Carla Bley, laisse place à l’émotion pure. Enfin la Gymnopédie n°1 d’Erik Satie constitue une passerelle idéale vers la suite qui clôt l’album. 
(extrait du communiqué de presse)