Royaume-Uni : une étude pour permettre aux fanfares de rejouer ?

Une association a mené des expériences en laboratoire, afin de mesurer le volume de gouttelettes et d’aérosols produit par un musicien qui joue, chante et respire dans un espace clos.

Royaume-Uni : une étude pour permettre aux fanfares de rejouer ?
Fanfare jouant pendant le Womad Festival au Royaume-Uni en 2019, © Getty / C. Brandon

L’association Brass Bands England souhaite que les fanfares britanniques puissent rejouer au plus vite. A sa demande, le département pour le numérique, la culture, les médias et le sport, qui dépend du gouvernement, a mené une expérience en laboratoire. Il s’agissait de mesurer les gouttelettes et les aérosols produits par plusieurs musiciens, en milieu clos, avec et sans protection sur les instruments. 

Sept ont accepté de se prêter à l’expérience, qui portait sur des instruments avec des volumes d’air différents : deux cornets, un trombone, un baryton, un euphonium et deux tubas. Des relevés ont été réalisés avec la seule respiration des musiciens, puis avec l’air expulsé de leurs instruments. Ils montrent que la respiration émet davantage de particules que la pratique de l’instrument. Puis, des housses en polycoton ont été installées sur les pavillons des instruments, retenant ainsi les particules et faisant chuter le taux de gouttelettes et d’aérosols libérés.  

Des étapes scientifiques supplémentaires à passer 

Alex Parker, directeur des partenariats et du développement des relations de Brass Bands England, attend beaucoup de cette expérience. « Nous espérons que cette étude, ainsi que les autres travaux, contribueront aux informations qui rendront possible la reprise des activités », explique-t-il. Les résultats ont même été transmis à l’Organisation mondiale de la Santé. 

Néanmoins, elle doit être regardée avec parcimonie, car elle n’a pas encore passé le stade de la publication en revue scientifique, ni l’étape du « peer view », le jugement par les pairs de la communauté scientifique. 

Résultats de l’étude disponibles ici (en anglais) : https://www\.medrxiv\.org/content/10\.1101/2020\.07\.31\.20165837v1