Rencontre avec Jim Hall : les heures exquises du maître des guitaristes

Interrogez les stars de la guitare jazz des vingt dernières années, les Pat Metheny, John Scofield, Bill Frisell ou John Abercrombie, sur leur plus forte influence. Tous vous citeront Jim Hall qu'ils considèrent comme un maître. Leur maître. Alex Dutilh l'a interviewé au mois de décembre 2012 et lui a consacré une série d'émissions à redécouvrir ici.

Jim Hall, qui venait d'avoir 82 ans le 4 décembre 2012, a donné la réplique à quelques monuments du jazz moderne : Ella Fitzgerald, Sonny Rollins, John Lewis, Ornette Coleman, Bill Evans, Ron Carter. Avec eux et quelques autres, il aussi été un explorateur de nouvelles formes musicales, de ses débuts sur la West Coast avec Chico Hamilton à ses duos récents avec le batteur Joey Baron ou le pianiste Geoff Keezer.

Entre les deux, une longue collaboration avec Paul Desmond et son alto de miel, des récitals de jazz de chambre avec le clarinettiste et saxophoniste Jimmy Giuffre, un travail sur les textures au côté du tromboniste et arrangeur Bob Brookmeyer, des conversations avec Wayne Shorter et Michel Petrucciani. Et une série de chefs d'oeuvre « live » dans le format du trio guitare-contrebasse-batterie, peu courant chez les guitaristes, hormis les géants.

Un voyage à New York pour aller à sa rencontre et une aventure journalistique : le voilà cloué dans son lit pour plusieurs jours pour des problèmes de dos qui l'empêchent de se tenir debout, avec des douleurs insupportables. Il mettra plusieurs jours à récupérer. La mort dans l'âme il s'avoue incapable de soutenir l'interview et nous promet de se rendre disponible à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit pour une longue interview téléphonique depuis Paris dès qu'il aura récupéré.

C'est cette conversation, complice mais à distance, portant sur l'ensemble d'une carrière sans le moindre faux pas, qui accompagne les dix épisodes du portrait radiophonique du plus moderne des grands classiques encore en activité. Une première semaine centrée sur le sideman, la seconde sur le leader.

Au sommaire :

► Jim Hall (1/10) : la fraicheur de la West Coast

Jim Hall (2/10) : les explorations en compagnie de Jimmy Giuffre et John Lewis

Jim Hall (3/10) : les échanges avec deux monstres sacrés, Sonny Rollins et Bill Evans

Jim Hall (4/10) : les affinités électives : Art Farmer, Ron Carter, George Shearing

Jim Hall (5/10) : le couple parfait avec Paul Desmond, l'accompagnateur d'Ella, la rencontre avec Petrucciani et Shorter

Jim Hall (6/10) : les rencontres : Tom Harrell, Toots Thielemans, Chet Baker

Jim Hall (7/10) : les ors du trio (dont les inédits du "Live!" de 1975)

►Jim Hall (8/10) : le doux-amer du compositeur et arrangeur

►Jim Hall (9/10) : l'art de la conversation (Pat Metheny, Gerry Mulligan, les bassistes)

►Jim Hall (10/10) : un incorrigible innovateur (Joey Baron, Bill Frisell, Geoff Keezer, le nouveau quartet)

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