Raulin, Corneloup, Lopez, Alvaro - Restez je m'en vais

Un hommage sensible et émouvant au dernier indien Yana, à la “vie sauvage” et à la pensée amérindienne.

Raulin, Corneloup, Lopez, Alvaro - Restez je m'en vais
Ramon Lopez, François Raulin, François Corneloup, © f-raulin.com

On croyait les Yanas disparus depuis 1872. Lorsqu’en 1908 un groupe de géologues tomba par hasard sur leur campement. Les indiens s’enfuirent dans la forêt.

Trois ans plus tard, un seul de ces indiens était encore en vie. Il était le dernier membre de sa tribu, plus personne au monde ne parlait sa langue, c’était le dernier Yana. Seul et affamé, l'Indien se résolut à marcher vers le monde des Blancs. C’est ainsi qu’en 1911, il arriva dans la périphérie d’Oroville (Californie).

Les journalistes accoururent pour voir l’un des derniers Indiens « sauvages » de l’ouest des États-Unis. Ils lui demandèrent son nom mais celui-ci refusa de répondre, conformément à une règle stricte de sa tribu. L’anthropologue Albert Louis Kroeber décida de l’appeler “Ishi”, qui signifiait « homme » en Yahi, et se lia d’amitié avec lui. Ishi fut logé au musée d’anthropologie près de Golden Gate Park. Un mois après son arrivée, le musée ouvrit ses portes au public. La foule y vint nombreuse et on décida d’y exposer Ishi…

Le 25 mars 1916, il se mit en route pour aller retrouver les ombres des anciens Yana au lointain Pays des Morts, en se retirant avec la discrétion qui caractérisait son terme d’adieu préféré : « Restez, je m’en vais ».

Inspirée par cette histoire singulière révélée dans l’ouvrage de Theodora Kroeber “Ishi In 2 Worlds” (1961), la musique de cet album est entièrement dédiée à Ishi. Avec la comédienne Anne Alvaro, le répertoire avait été créé en 2015 aux Détours de Babel à Grenoble.
(extrait du communiqué de presse)