Naama Gheber - Dearly Beloved

La découverte d’un premier album : Naama Gheber offre une vision très personnelle du Great American Songbook sur "Dearly Beloved", qui sort chez Cellar Music.

Naama Gheber - Dearly Beloved
Naama Gheber, © naamagheber.com

Naama Gheber fait des débuts prometteurs et rayonnants avec “Dearly Beloved”. La chanteuse, basée à New York (originaire de Beér Sheva en Israël), a fait tourner les têtes pendant sa résidence d'un an au Mezzrow Jazz Club de Manhattan. Elle a gardé le superbe trio qui l'a longtemps soutenue lors de cette résidence (le pianiste Ray Gallon, le bassiste David Wong et le batteur Aaron Kimmel) pour une douzaine d'interprétations de standards du jazz classique. En invité, on retrouve pour cinq morceaux le vibraphoniste Steve Nelson.

Naamar Gheber est tombée amoureuse des chanteurs et des airs du Great American Songbook alors qu'elle étudiait au Center for Jazz Studies de Tel-Aviv. "Je me suis immédiatement sentie à l'aise avec les standards et j'ai travaillé pour y trouver ma propre voix", explique-t-elle. "J'essayais juste de me ressembler”. Pour ce premier album, elle a choisi ceux pour lesquels elle ressent une signification personnelle profonde. "Enregistrer des chansons auxquelles je me sens fortement liée était un moyen de me mettre en valeur dans l'album".

Il n'y a aucun doute sur ces liens forts dans le chant de Gheber sur So in Love, qu'elle imprègne d'une ambiance et d'une intimité parfaites, ou dans son enjouement affectueux sur Just Squeeze Me et I Can't Give You Anything But Love. Son sens du matériau lui permet également de les exprimer de manière sophistiquée, comme dans son charmant mélange de tristesse et de romantisme sur Since I Fell for You ou l'étonnant mélange de joie, de tendresse et d'un soupçon de nostalgie sur Good Night My Love.

Naama Gheber est née à Beér Sheva, en Israël, le 2 janvier 1991. Bien qu'elle ait principalement grandi dans la ville du désert du Néguev, elle a passé quatre de ses premières années d'enfance à Baltimore, dans le Maryland, tandis que ses parents fréquentaient l'université Johns Hopkins. Ce fut le début d'un lien durable avec l'Amérique et la culture américaine.

Enfant d'une famille de musiciens, Gheber a toujours voulu être chanteuse. Mais elle a suivi une formation de pianiste classique jusqu'à sa dernière année scolaire. C’est alors qu'un cadeau de ses grands-parents lui a permis de prendre des leçons de chant avec la légendaire chanteuse israélienne Riki Gal. Elle a appris les chansons hébraïques de Gal, mais c'est lors d'une tentative inhabituelle sur Hit the Road, Jack de Ray Charles que Gheber et Gal ont réalisé que ses dons étaient particulièrement adaptés à la musique américaine. C'est ainsi qu'elle s'est inscrite au Center for Jazz Studies de Tel-Aviv après son service militaire obligatoire, où elle a rencontré pour la première fois des chanteuses telles que Ella Fitzgerald, Billie Holiday et Helen Merrill. "J'ai été séduite par leur style lyrique et urbain à la fois", se souvient-elle. Naama Gheber avait trouvé son chemin.

Elle a quitté Tel-Aviv pour New York en 2015, après avoir reçu une bourse pour étudier la musique à la New School. Elle obtient son diplôme en 2017. Bien qu'elle soit une étrangère dans un pays étranger, elle commence à fréquenter les clubs de jazz pour s'imprégner de la scène, s'inspirant de ses expériences à Baltimore pour communiquer avec ses nouvelles connaissances. Elle a rapidement développé un réseau de relations, notamment avec le pianiste Ray Gallon, le bassiste David Wong et le batteur Aaron Kimmel, une relation qui s'est consolidée lorsqu'ils ont commencé à l'accompagner régulièrement lors de soirées tardives au Mezzrow de Greenwich Village.
(extrait du communiqué de presse en anglais - traduction E. Lacaze / A. Dutilh)